Liban: le gouvernement veut en finir avec les "terroristes"

BEYROUTH - Le gouvernement libanais a promis de venir à bout des "terroristes" islamistes retranchés dans le camp palestinien de Nahr al-Bared. Il laisse craindre une reprise des combats qui ont fait 69 morts et poussé à l'exode des milliers de réfugiés.Le premier ministre Fouad Siniora a assuré qu'il s'emploierait à éradiquer le terrorisme. "Nous n'accepterons pas que l'on porte atteinte à l'autorité de l'Etat, du gouvernement et de l'armée", a-t-il averti à l'intention des combattants du Fatah al-Islam, que les forces libanaises combattent dans la région de Tripoli, dans le nord du pays."Nous ne céderons pas face au terrorisme", a-t-il ajouté dans un discours diffusé à la télévision. Le premier ministre, issu de la majorité antisyrienne, a toutefois promis de protéger les réfugiés palestiniens.Premier chef de la diplomatie d'un pays occidental à être dépêché au Liban depuis le début des combats dimanche, le Français Bernard Kouchner a déclaré être venu exprimer "la solidarité et l'attachement" de Paris au Liban.Le Fatah Al-Islam, accusé d'être lié au réseau Al-Qaïda et d'être utilisé par les renseignements syriens pour déstabiliser le Liban, a déjà subi la perte de son numéro deux, "Boumédiene". La Syrie, l'ancienne puissance tutélaire du Liban, a nié tout lien avec ce mouvement.Dans le camp, la situation semblait calme et les réfugiés continuaient, par petits groupes, de quitter les lieux à la faveur de la trêve entrée en vigueur mardi, après trois jours de combats, les pires depuis la fin de la guerre civile en 1990.Environ la moitié des 40'000 habitants ont réussi à fuir les combats, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Ils se sont rendus dans le camp tout proche de Baddaoui, la grande ville de Tripoli ou les villages environnants. /ATS
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