Liban: une trêve rompt l'isolement du camp de Nahr al-Bared

NAHR AL BARED - A la faveur d'une trêve fragile, des camions d'aide humanitaire ont pu entrer dans le camp palestinien de Nahr al-Bared, dans le nord du Liban. Mais deux réfugiés ont été tués par des tirs contre un convoi de l'ONU.Après trois jours de combats qui ont fait 65 morts, les plus meurtriers depuis la guerre civile au Liban entre 1975 et 1990, les islamistes du Fatah al-Islam se sont dit prêts à respecter un cessez-le-feu. Mais à condition que les bombardements de l'armée libanaise cessent.L'armée a accueilli cette annonce avec suspicion. Elle a averti que pour épargner les civils, elle continuerait à répliquer aux tirs des éléments armés déployés à l'intérieur du camp de réfugiés situé au nord de Tripoli, la deuxième ville du pays.A la mi-journée les combats ont marqué une pause. De nombreux civils ont profité de cette accalmie précaire pour remplir leur voiture et fuir le camp en arborant des drapeaux blancs à la fenêtre de leur véhicule.La trêve a aussi permis aux secours de pénétrer dans ce camp pour tenter de livrer de la nourriture, de l'eau et des médicaments et d'évacuer les victimes. Mais les convois ont été accueillis par des jets de pierres d'habitants furieux que l'intervention ait pris autant de temps.L'armée tente depuis dimanche de déloger du camp les combattants du Fatah al-Islam, une faction armée qui, sans être affiliée à Al-Qaïda, partage dans les grandes lignes les orientations politiques de la nébuleuse islamiste.A Tripoli, un combattant du Fatah al-Islam cerné dans un immeuble a préféré se faire sauter avec une ceinture d'explosifs que de se rendre aux autorités, ont indiqué des forces de sécurité. Le groupuscule a aussi revendiqué mardi deux attentats qui ont frappé Beyrouth dimanche et lundi, avant de démentir /ATS
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