Marins anglais: "profonde préoccupation" du Conseil de sécurité

NEW YORK - Le Conseil de sécurité a adopté jeudi une déclaration très édulcorée sur les quinze marins britanniques détenus par l'Iran. Il s'est contenté d'exprimer sa "profonde préoccupation" et de soutenir les appels à une "prompte résolution du problème".Les membres du Conseil "expriment leur profonde préoccupation à la suite de la capture par les Gardiens de la révolution iraniens de 15 marins britanniques et de la poursuite de leur détention",Les membres du Conseil "appellent le gouvernement iranien à permettre un accès consulaire aux quinze marins", a dit dans une déclaration à la presse l'ambassadeur d'Afrique du sud, Dumisani Kumalo, qui préside le Conseil en mars.Ils "soutiennent les appels déjà faits, y compris par le secrétaire général de l'ONU (Ban Ki-moon), à une prompte résolution du problème, qui inclue la libération de ces personnels", conclut le texte.Cette déclaration à la presse, qui n'a pas de caractère contraignant mais nécessitait l'unanimité des quinze membres du Conseil, a nécessité plus de quatre heures de négociations.Le texte final est très dilué par rapport à la version initiale présentée par les Britanniques. Ceux-ci souhaitaient que le Conseil "déplore" la poursuite de la détention des marins et note qu'ils avaient été capturés alors qu'ils "opéraient dans les eaux territoriales irakiennes en tant que membres de la force multinationale en Irak mandatée par la résolution 1723 du Conseil de sécurité."La version initiale devait également soutenir les appels "à la libération immédiate de ces personnels". La Russie a été le principal opposant à ces diverses formulations, selon les diplomates.Selon plusieurs d'entre eux, Moscou, parfois suivi par d'autres pays comme l'Indonésie, voulait éviter que le Conseil prenne parti dans ce qu'il considère comme une "dispute bilatérale", notamment sur la localisation du lieu de la capture des marins dans le Golfe.Londres affirme que la capture a eu lieu dans les eaux territoriales irakiennes, tandis que l'Iran affirme que c'était dans ses eaux et exige des excuses du gouvernement britannique. /ATS
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