Nucléaire iranien: la Suisse veut aider au règlement de la crise

BERNE - La Suisse est disposée à apporter son aide au règlement de la crise du nucléaire iranien. Micheline Calmy-Rey l'a fait savoir au négociateur en chef iranien Ali Larijani lors d'une visite à Berne. Une offre accueillie positivement.La cheffe de la diplomatie helvétique et M. Larijani se sont rencontrés dans la matinée. S'exprimant lors d'un point de presse à la résidence de l'ambassadeur d'Iran, le négociateur a déclaré que la Suisse, en tant que pays neutre, était "un partenaire important".Selon M. Larijani, la Suisse a fait preuve à plusieurs reprises d'une position "juste et équilibrée" en ce qui concerne les questions internationales. Le négociateur a dit espérer que la Suisse s'implique diplomatiquement en vue de régler la crise actuelle.Interrogé sur les initiatives concrètes que Berne pourrait prendre, il n'a pas voulu s'exprimer. Même réserve du côté du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Une porte-parole a répété les termes d'un communiqué diffusé dans la matinée par le Département indiquant que la Suisse "était disposée, en cas de demande, à apporter son concours".Mme Calmy-Rey avait rencontré le 22 juin dernier le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki également à Berne. Elle avait déclaré à cette occasion que la Confédération soutenait "une solution négociée" pour régler la crise du nucléaire iranien.La Suisse représente les intérêts américains en Iran depuis 1981. Les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec Téhéran le 7 avril 1980, après l'affaire des otages américains.En visite vendredi à Madrid, M. Larijani a implicitement rejeté le calendrier souhaité par les Occidentaux pour une réponse à leur proposition de coopération sur le programme nucléaire. La France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, les Etats-Unis, la Russie et la Chine désirent que Téhéran s'exprime avant le G8, organisé les 15-16 juillet prochains à Saint-Pétersbourg."Le calendrier déterminé par les autres n'influe pas sur ce que nous faisons", a déclaré le responsable iranien. Les grandes puissances ont présenté le 6 juin dernier une offre contenant des mesures incitatives, notamment en matière de commerce, pour régler la crise du nucléaire. La condition est que la République islamique suspende son enrichissement d'uranium. /ATS
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16.04.2011
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