Quatre observateurs de l'ONU tués dans un raid israélien au Liban

BEYROUTH - Quatre observateurs de la force de l'ONU ont été tués lors d'un raid israélien dans le sud du Liban. Un acte "apparemment délibéré", selon le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan qui s'est déclaré "choqué"."Une bombe (larguée par un avion) est tombée sur le bâtiment et l'abri dans la base du Groupe d'observation des Nations unies au Liban, dans la région de Khiam", près de la frontière israélo-libanaise, a dit Milos Strugar, porte-parole de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (FINUL)."Il y a eu dans l'après-midi, de la part du camp israélien, 14 autres incidents de tirs à proximité de cette position et les tirs se sont poursuivis pendant les opérations de secours", a-t-il précisé.L'identité des observateurs tués n'a pas été immédiatement rendue publique. Selon une source des services de sécurité libanais, ils seraient de nationalité autrichienne, canadienne, finlandaise et chinoise.Cette attaque a suscité de vives réactions. Kofi Annan s'est dit "choqué et profondément bouleversé" et a demandé à Israël de mener une enquête sur "l'attaque apparemment délibérée" du poste de l'ONU.La France, qui préside le Conseil de sécurité de l'ONU en juillet, a condamné ce bombardement, alors que les Etats-Unis ont déploré ces morts et indiqué qu'ils tentaient de vérifier ce qui s'est exactement produit.Israël a quant à lui regretté ces "morts tragiques" et annoncé l'ouverture d'une enquête approfondie. Mais son ambassadeur à l'ONU Dan Gillerman, a critiqué la façon dont a réagi M. Annan. "Je suis surpris par ces affirmations prématurées et erronées du secrétaire général qui, tout en demandant une enquête, livre déjà ses conclusions", a-t-il dit.Cet incident risque de compliquer encore la tâche de la quinzaine de ministres des affaires étrangères qui doivent se réunir ce mercredi à Rome pour tenter de trouver une issue au conflit et à la crise humanitaire qui frappent le Liban depuis deux semaines. Ils doivent discuter notamment de la création d'une force internationale d'interposition plus "musclée" que la FINUL.Le sentiment d'urgence est certes général, mais les divergences restent profondes entre les Américains et les Britanniques, soutiens d'Israël, et le reste des Européens et des pays arabes qui entendent obtenir d'abord et le plus tôt possible l'arrêt des attaques israéliennes. /ATS
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