Vatican: Le cardinal Bertone est le nouveau bras droit du pape

CASTEL GANDOLFO - Le cardinal italien Tarcisio Bertone, nommé par le pape secrétaire d'Etat, l'équivalent d'un chef de gouvernement, a pris ses fonctions. Il remplace son compatriote Angelo Sodano, bientôt 79 ans, qui fut le bras droit de Jean Paul II à partir de 1990.Le passage de témoin s'est déroulé en présence de toute la hiérarchie catholique lors d'une cérémonie organisée à Castel Gandolfo, la résidence papale près de Rome.Le pape allemand s'est choisi un fidèle pour l'assister: les deux hommes ont travaillé ensemble à la congrégation pour la doctrine de la foi de 1995 à 2002, alors que Joseph Ratzinger en était le préfet et Tarcisio Bertone le secrétaire. En 2003, Jean Paul II avait nommé Tarcisio Bertone archevêque de Gênes et l'avait créé cardinal.Le futur secrétaire d'Etat est réputé pour son franc parler et sa cordialité. Mais c'est aussi un homme d'appareil à la grande rigueur dogmatique qui avait appelé les catholiques à boycotter le livre à succès de Dan Brown le " Da Vinci Code", puis plus récemment le film qui s'en est inspiré."J'espère pouvoir mettre l'accent sur la mission spirituelle de l'Eglise, qui transcende la politique et la diplomatie", a déclaré le nouveau secrétaire d'Etat dans un récent entretien à Il Giornale.Contrairement à Angelo Sodano, qui avait été durant onze ans nonce apostolique au Chili de 1977 à 1988, le cardinal Bertone, qui sera au Vatican le principal interlocuteur des grands de la planète, n'a aucune expérience diplomatique. La presse italienne n'a pas manqué de relever cette lacune, alors que Benoît XVI a lui-même montré son peu d'intérêt pour la diplomatie.Mais le cardinal Bertone s'est voulu rassurant: "J'ai visité de nombreux pays, je suis ouvert sur le monde", a-t-il déclaré mardi. Sur le terrain diplomatique, "l'Eglise a un rôle de médiation et de recherche de la paix, elle oeuvre pour renouer les liens brisés par la violence", a-t-il ajouté, citant également "la rencontre" nécessaire "avec les autres religions".A la tête de la Curie, le nouveau secrétaire d'Etat cherchera à "adapter les structures existantes à la mission de l'Eglise et éventuellement vérifier si tout ce qui existe doit être maintenu", a-t-il annoncé. Ses propos laissent prévoir une vaste réforme de l'appareil du Vatican, devenu pléthorique sous Jean Paul II. /ATS
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