Violences urbaines en France: deux fois moins de véhicules brûlés

PARIS - Les violences urbaines, qui ont éclaté pour la 13e nuit consécutive en France, ont baissé d'un cran dans les banlieues, après l'instauration de couvre-feux. 617 véhicules ont été brûlés, soit environ deux fois moins que la nuit précédente. Ce bilan du directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, confirme la "décrue" évoquée dès mardi soir par Nicolas Sarkozy, quelques heures après l'instauration par le gouvernement de l'état d'urgence qui autorise la mise en oeuvre de couvre-feux. Dans la nuit de lundi à mardi, 1173 véhicules avaient été brûlés sur l'ensemble du territoire. La province a été une nouvelle fois plus touchée que la région parisienne, d'où étaient partis les troubles le 27 octobre. Mais le nombre de communes touchées est en recul (196 contre 226). Un policier a été blessé mais il y a eu beaucoup moins d'affrontements entre délinquants et forces de l'ordre. Depuis le début des violences, "autour de 1800 personnes" ont été interpellées, a précisé le directeur. L'état d'urgence, décrété mardi, est entré en vigueur mercredi avec sa publication au Journal officiel. Il est applicable dans 25 départements, dont Paris et sa région, ainsi que plusieurs grandes villes. Mardi, plusieurs communes avaient annoncé leur intention d'instaurer un couvre-feu. La mesure a déjà été introduite à Amiens et dans une trentaine de communes environnantes, à Orléans, et dans la banlieue parisienne à Savigny-sur-Orge (Essonne) ou Elancourt (Yvelines). Dans certains cas, la vente de carburant aux mineurs a été interdite. Les mineurs ont désormais interdiction de circuler non accompagnés la nuit. /ATS
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