AI: "non" à une politique de "deux poids, deux mesures"

BERNE - Les opposants à la 5e révision de l'AI affûtent leurs armes en vue du 17 juin. Ils jugent le projet déséquilibré: seules les personnes atteintes dans leur santé en feront les frais, car il est inadaptée à la réalité économique et sociale, selon eux.La coordination nationale militant pour le "non" lors de la prochaine votation fédérale a lancé sa campagne à Berne. Elle est convaincue que la nouvelle loi sur l'assurance invalidité (AI) se résume avant tout à des mesures d'économies sur le dos des personnes touchées et qu'elle conduit à un démantèlement social, à des discriminations et à des tracasseries.Le système de détection précoce et les mesures d'intégration défendus par le Conseil fédéral et la droite pour promouvoir l'insertion professionnelle plutôt que le versement d'une rente ne tiendront pas leurs promesses, prédit-elle. Elle en veut pour preuve la situation sur le marché du travail et l'absence d'obligations faites aux patrons.Penser que la bonne volonté des entreprises suffira est un leurre. "Selon une étude, au moins 8% des emplois seraient adaptés aux personnes handicapées. Or elles n'en occupent que 0,8%", a affirmé le conseiller national socialiste André Daguet.Autre souci: le sort des personnes sans soutien et le transfert de charges sur les cantons et les communes que cela implique, au travers notamment de l'aide sociale. Ces personnes ne disparaissent pas comme par magie, a averti Mme Stocker, sans toutefois citer de chiffres.Les intervenants ont aussi fait part de leurs doutes sur le bien-fondé de cette révision sachant que le nombre des nouvelles rentes a déjà baissé de 30% depuis trois ans.La coordination nationale "Non à la 5e révision de l'AI le 17 juin" réunit des associations de personnes handicapées, des syndicats, ainsi que l'extrême gauche et les Verts. Le Parti socialiste a rejoint les rangs des référendaires sous la pression de sa base. /ATS
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