Assemblée de l'UDC: non à toute nouvelle ouverture à l'UE

SUHR AG - L'UDC a réitéré son opposition à toute nouvelle ouverture à l'UE en plébiscitant un document sur la politique européenne. Ses deux conseillers fédéraux Samuel Schmid et Christoph Blocher ont laissé filtrer leurs divergences face à l'Europe. Le "non" était le fil rouge de cette assemblée des délégués à Suhr (AG). Le président du parti Ueli Maurer l'avait annoncé dans son discours d'ouverture: "l'UDC devrait dire non encore bien souvent à l'avenir". Les 345 délégués réunis à Suhr ont suivi cette recommandation. En approuvant à l'unanimité une plate-forme européenne aux antipodes de celle du PS, ils ont dit non à l'adhésion à l'UE et prôné le retrait de la demande déposée à Bruxelles en 1992, non à tout nouvel accord bilatéral empiétant sur la souveraineté de la Suisse et non à un accord-cadre "créant un lien institutionnel" avec l'UE. Les délégués sont prêts à lancer un référendum ou une initiative populaire en cas de rapprochement non désiré. Ils ont aussi dit non à l'alignement du droit suisse sur les normes européennes, non à une focalisation de l'économie sur le marché "fermé" de l'UE et non à toute contribution au fonds de cohésion de l'UE. En onze points, le document stratégique de l'UDC veut démontrer "la force de l'indépendance", qui est la "chance de la Suisse" selon le titre de la plate-forme. Pour Christoph Blocher, la Suisse doit à l'avenir "davantage profiter de son indépendance et de sa liberté de manoeuvre pour suivre sa propre voie et édicter ses propres lois". Il est revenu au président de la Confédération la délicate tâche de défendre la politique européenne du Conseil fédéral. Tel un équilibriste, Samuel Schmid a louvoyé entre collégialité, enthousiasme personnel pour la voie bilatérale et tentatives répétées pour calmer les craintes des délégués UDC. /ATS
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