Bilan positif pour Joseph Deiss, selon la presse

BERNE - La démission de Joseph Deiss fait les gros titres de la presse suisse vendredi. Les quotidiens romands tirent un bilan généralement positif des sept années que le conseiller fédéral fribourgeois a passées au sein des Sept Sages.Pour le "Matin", Joseph Deiss "abandonne les commandes de l'économie, alors que celle-ci reprend des forces". Le Fribourgeois a imposé un "programme de croissance après des années de récession et de stagnation. Avec le souci de préserver les salaires ou de sauvegarder ce qui pouvait l'être en agriculture", énumère l'éditorialiste de l'"Express", l'"Impartial" et du "Nouvelliste".Alors que des points noirs comme la politique agricole ou le chômage des jeunes viennent ternir ce parcours à l'économie, à l'étranger, l'ancien chef de la diplomatie restera l'homme qui a permis à la Suisse d'adhérer à l'ONU et de se rapprocher de l'Union européenne.Reste que, pour la "Tribune de Genève", sa sortie "est incontestablement ce que Joseph Deiss aura réussi de mieux". Elle claque comme une dénonciation assez sèche de la dérive des moeurs au Conseil fédéral, dans un contexte de "guérilla permanente idéologique et partisane" entre membres du gouvernement.Politicien classique, adepte du consensus, l'ancien professeur de l'Université de Fribourg n'a pas trouvé sa place dans le Conseil fédéral issu des élections de 2003, estime le "Tages Anzeiger". D'où la nécessité de lui trouver un successeur mieux adapté au monde politique actuel avant les élections fédérales de 2007.Pour la plupart des commentateurs, cette perle rare a un nom: Doris Leuthard. La présidente du PDC est pour son parti une ambassadrice idéale qui sait allier charme et efficacité, aux yeux du "Matin".Le successeur de Joseph Deiss devra dans tous les cas faire face aux mêmes difficultés que le conseiller fédéral fribourgeois: le PDC n'a pas la capacité de tenir réellement son rôle de parti charnière au gouvernement.Dans ces conditions, un match cruel avec les radicaux se dessine lors des élections de 2007. Une guerre annoncée d'où aucun des deux partis ne devrait sortir vainqueur."Aussi longtemps qu'ils resteront incapables de s'entendre, ils ne pourront s'étendre", souligne le "Temps" qui conclut: pour les Verts, les socialistes et l'UDC, le coup du conseiller fédéral sortant est donc une nouvelle radieuse... /ATS
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