Christophe Darbellay brise une lance contre la polarisation

GRANGES-PACCOT - Président du PDC suisse depuis deux mois, Christophe Darbellay a mené la charge contre la polarisation de la politique suisse. Les délégués du PDC ont par ailleurs rendu un vibrant hommage à l'ancien conseiller fédéral Joseph Deiss.A un an des élections fédérales du 21 octobre 2007, le nouveau président du PDC suisse a eu un discours très ferme, applaudi sans enthousiasme débordant par les délégués réunis à Granges-Paccot (FR): "Notre campagne électorale doit démontrer implacablement que la polarisation divise, bloque, et qu'elle est stérile pour ce pays".Selon lui, la droite populiste a perdu son thème de prédilection suite à la récente votation sur l'asile et les étrangers. Les discussions qu'elle lance maintenant notamment sur la norme antiracisme constituent un danger direct pour la paix confessionnelle en Suisse: "on n'éteint pas un feu avec de l'alcool à brûler".Après avoir accablé la droite dure qui "va à Ankara lancer sa campagne électorale", M. Darbellay a dit le fond de sa pensée à la gauche. Il a stigmatisé le "débat axé sur la jalousie", empreint d'une logique qui refuse le principe du mérite.M. Darbellay a vanté une politique du centre "qui fait avancer la Suisse", au lieu de provoquer. "La politique du centre est honnête, rectiligne et populaire, sans être populiste. Elle défend la voie bilatérale, un système économique libéral et éthique et un soutien accru aux mères et aux familles".De son côté, Joseph Deiss a vanté une Suisse moderne, démocratique, ouverte au monde et généreuse. "Je souffre lorsqu'on cite en exemple la Suisse pour sa dureté", a dit l'ancien conseiller fédéral. Il a stigmatisé ceux qui veulent faire "joujou" avec la tradition humanitaire de la Suisse.Le PDC a offert à Joseph Deiss et à son épouse un voyage en Namibie. "Mais nous ne t'envoyons pas dans le désert, nous avons besoin de toi, reviens-nous", a dit le président du PDC Christophe Darbellay.La conseillère fédérale Doris Leuthard a quant à elle plaidé en faveur de réformes économiques. Les temps sont fastes pour l'économie suisse. La Suisse vit son meilleur exercice depuis 2000, a rappelé Mme Leuthard. C'est le meilleur moment pour mettre en oeuvre les réformes économiques. Il ne faut pas attendre, car avec une conjoncture moins favorable, l'exercice pourrait être plus difficile. /ATS
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