Conseil des droits de l'homme: activisme suisse au fonctionnement

BERNE - A peine élue au Conseil des droits de l'homme, la Suisse entend oeuvrer aux mécanismes de fonctionnement du nouvel organe de l'ONU. La conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey entend éviter que les Etats "s'étripent" à ce sujet.La ministre des affaires étrangères a répété qu'elle souhaite un Conseil des droits de l'homme fort et efficace. Ses services vont organiser lundi à Lausanne un séminaire rassemblant les Etats et des experts des droits de l'homme en vue d'un "échange de vue sur l'avenir du Conseil", a-t-elle indiqué.La cheffe de la diplomatie helvétique a estimé que l'élection de la Suisse au Conseil constituait un "challenge". Mme Calmy-Rey souhaite une "rupture" avec l'ancienne Commission des droits de l'homme, discréditée et paralysée par la présence de régimes violant massivement les droits de l'homme.Selon elle, le Conseil des droits de l'homme doit développer un "partenariat" entre les Etats et non se positionner en "accusateur"."La Suisse ne veut pas d'un groupe d'Etats 'parfaits' qui dictent aux autres ce qu'ils doivent faire" en matière de défense des droits humains. "On ne donne pas de leçons", a-t-elle insisté, faisant référence à l'accession au Conseil de certains pays comme la Chine ou Cuba, accusés par les ONG de ne pas respecter les droits de la personne.La Suisse a été élue mardi soir pour un mandat de trois ans au sein du Conseil des droits de l'homme par l'Assemblée générale de l'ONU, réunie à New York. Elle siègera parmi les 47 pays membres du nouvel organe à partir du 19 juin à Genève.1 /ATS
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