Drame d'Oberglatt: les vétérinaires veulent un dispositif uniforme

BERNE - Après la mort d'un garçon à Oberglatt/ZH, les vétérinaires cantonaux ont annoncé vouloir des mesures rapides pour protéger la population contre les chiens dangereux. Un dispositif uniforme sera soumis au conseiller fédéral Joseph Deiss d'ici fin janvier. Lors d'une conférence téléphonique avec l'Office vétérinaire fédéral (OVF), les vétérinaires cantonaux sont tombés d'accord sur l'urgence de présenter un tel catalogue de mesures. Le dispositif, valable pour toute la Suisse, concernera tant l'importation, la détention que l'élevage de chiens. Ces prochains jours, tous les acteurs en rapport avec la problématique des chiens dangereux vont être associés aux discussions. Parmi eux figurent les directeurs de justice et police et les représentants de la Société cynologique suisse. Les mesures adoptées en 2000 ont conduit à une grande disparité entre les cantons. Certains, comme les cantons romands ou les deux Bâle, ont été plus stricts que d'autres, a rappelé le porte-parole de l'OVF Markus Falk. C'est sur la base de ces expériences que la réglementation fédérale sera renforcée. Plusieurs dispositions existent déjà, précise le communiqué l'OVF. Dès la fin 2006, tous les chiens devront être identifiés et enregistrés dans une banque de données fédérale. La loi sur la protection des animaux, à laquelle les Chambres vont mettre la dernière main d'ici la mi-décembre, habilite la Confédération à réglementer la détention et l'élevage des chiens. Elle prévoit d'interdire les formes d'élevage qui utilisent l'agressivité comme critère de sélection. Au niveau parlementaire, le conseiller national Heiner Studer (PEV/AG) a déposé une motion demandant un renforcement de la législation. Il souhaite voir l'instauration d'un examen pour les propriétaires de chiens de plus de 15 kilos, l'obligation dans certains cas d'utiliser la laisse et de la muselière et l'interdiction d'importer et d'élever certaines races de chiens. C'est la seconde fois que le député propose une motion sur la détention de chiens dangereux. La première, déposée en 2000 après divers accidents, avait été rejetée. Le Conseil fédéral avait jugé que l'interdiction de détenir un chien de combat ne constituait pas la panacée. /ATS
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