Durcissement du droit d'asile et des étrangers: référendums déposés

BERNE - Le sort du durcissement du droit d'asile et des étrangers est désormais dans les mains du peuple. Les référendums contre ces deux lois ont récolté plus de 164'000 signatures valables. Elles ont été déposées à la Chancellerie fédérale à Berne.Le rassemblement organisé au centre de la capitale à l'occasion du dépôt des paraphes a réuni une bonne centaine de personnes, dont Ruth Dreifuss. L'ancienne conseillère fédérale socialiste préside le Comité pour le double NON, qui a lancé le référendum aussi bien contre la nouvelle loi sur l'asile que contre celle sur les étrangers.Parmi les personnalités présentes sur la Waisenhausplatz figurait également l'ancien chancelier de la Confédération François Couchepin (radical). Celui-ci ne faisait toutefois pas partie des orateurs officiels.La loi sur l'asile est aussi combattue par le PS et la Coalition pour une Suisse humanitaire, forte d'une trentaine d'organisations nationales. Le référendum contre ce texte a recueilli un peu plus de 90'000 signatures validées, alors que 50'000 sont nécessaires.Les Verts et le Forum pour l'intégration des migrants se sont associés au référendum contre la loi sur les étrangers (environ 74'200 signatures validées). Une bonne part des paraphes vient de Genève, Vaud, Zurich et Berne. La votation pourrait avoir lieu le 24 septembre au plus tôt.Les orateurs se sont félicités du succès de la campagne référendaire. Ils ont tous souligné le caractère contraire à la tradition humanitaire de la Suisse, excessif et contre-productif des "lex Blocher" adoptées en décembre par le Parlement.Deux points ont été dénoncés en particulier au chapitre de l'asile: l'extension de la suppression de l'aide sociale à tous les requérants déboutés et le tour de vis donné contre les personnes qui ne peuvent pas présenter des papiers d'identité ou des documents de voyage dans les 48 heures.La prolongation jusqu'à deux ans des mesures de contraintes, applicables aux requérants d'asile et aux étrangers indésirables qui s'opposent à leur renvoi, est aussi dans le collimateur.L'ancienne ministre s'est par ailleurs élevée contre la loi sur les étrangers, qui rate sa cible selon elle. La Suisse doit adapter sa politique migratoire aux besoins de l'économie. Or on ne répond pas à ces besoins en excluant les travailleurs extra-européens non qualifiés, a relevé Mme Dreifuss. /ATS
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