Elections bernoises: la faible mobilisation de la droite en cause

BERNE - La faible mobilisation de l'électorat de l'UDC et du Parti radical (PRD) conjuguée à un manque de discipline de vote ont permis à l'alliance rose-verte de ravir la majorité au gouvernement bernois. Ce constat émane de l'Institut de recherche gfs.bern.A l'opposé, le Parti socialiste (PS) et les Verts ont pu compter sur un électorat uni, qui a déposé dans les urnes une liste commune de gauche sans biffer de noms. L'institut de recherche a comparé la force électorale des partis avec le nombre effectif de voix obtenues par chacun des candidats pour arriver à cette conclusion.Pour le politologue Claude Longchamp, la volonté affichée par le parti agrarien de ravir la majorité absolue au gouvernement n'a pas été appréciée, cela jusque dans le camp bourgeois. Cette stratégie a aussi renforcé la mobilisation du camp rose-vert, qui a dénoncé l'"arrogance" de l'UDC.Les quatre élus de la gauche ont bénéficié d'un fort soutien de leur électorat. En revanche, les quatre néophytes figurant sur la liste commune UDC-PRD ont été biffés par plus de 30% des électeurs bourgeois. Finalement, seul le radical Hans-Jürg Käser a fait son entrée au gouvernement.Le directeur de l'Institut gfs.bern Claude Longchamp n'était pas en mesure de préciser lundi si les noms des deux candidats radicaux avaient été plus souvent tracés par l'électorat de l'UDC que le contraire.Reste que ce sont les femmes qui ont d'abord fait les frais de cette stratégie du coup de crayon, a expliqué le politologue. Les deux candidates UDC et la candidate radicale n'ont pas été élues. Le gouvernement bernois comptera finalement une seule femme sur sept membres, la socialiste Barbara Egger. /ATS
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