Forfaits fiscaux: un problème de communication, selon Merz

BERNE - La polémique sur les forfaits fiscaux pour les riches étrangers n'est pas un problème de fisc, mais de communication, estime Hans-Rudolf Merz. Selon le ministre des finances, la discussion est purement théorique.Si les forfaits fiscaux étaient remis en cause, les étrangers concernés ne viendraient plus dans notre pays, a expliqué le chef du Département des finances dans une interview à la "SonntagsZeitung". "L'opposition est donc assez théorique."La conseillère fédérale PDC Doris Leuthard s'était fait rappeler à l'ordre par le gouvernement après avoir remis en cause l'équité des forfaits fiscaux lors d'une émission de télévision. Défendant un modèle "juste" avec "une longue tradition", M. Merz dit prendre l'opposition de la population au sérieux, mais estime avoir affaire à un "problème de communication, pas un problème de fisc".Grâce à des explications de fond, beaucoup comprendront que les forfaits sont "en ordre", assure le ministre. M. Merz ne voit aucune raison d'intervenir sur le plan fédéral, la fiscalité relevant de la compétence des cantons.Dans une interview au "Matin dimanche", il assure encore qu'il ne défendra jamais une fiscalité dégressive au niveau de la Confédération. Selon lui, la concurrence fiscale entre les cantons est saine tant que les contribuables plus riches ne paient pas moins d'impôts en valeur absolue.M. Merz n'entend pas se laisser mettre sous pression par l'Union européenne, qui estime l'imposition des entreprises en Suisse trop faible et dénonce des atteintes à la souveraineté helvétique. Mais selon le chef des finances fédérales, le conseil des ministres de l'UE ne parviendra pas à s'unir pour des mesures contre la Suisse.Interrogé dans le "SonntagsBlick", l'ambassadeur de France à Berne Jean-Didier Roisin souligne que le problème est bien l'imposition des entreprises, et non les forfaits fiscaux pour les riches étrangers.Les forfaits fiscaux ne concernent que quelques milliers de personnes, la fiscalité des entreprises "bien plus", rappelle l'ambassadeur. La France accepte là la concurrence, mais tant qu'elle est juste, et "ce n'est pas toujours le cas". /ATS
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