Grippe aviaire: selon l'OMS stopper une pandémie est possible

GENèVE - Il est possible de stopper une pandémie mondiale provoquée par le virus de la grippe aviaire dès son apparition, a affirmé l'OMS. Cette conclusion rassurante a été tirée au terme d'une réunion de près 70 experts à Genève.Réunis depuis lundi au siège de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les experts ont finalisé un plan d'action et mis au point des stratégies destinées à prévenir une pandémie provoquant des millions de morts à travers le monde."Une pandémie représentera un grave danger, mais en coopérant, nous pourrons y répondre de manière efficace", a affirmé Margaret Chan, directrice-générale adjointe pour les maladies transmissibles au terme de la réunion."Il est possible que les efforts d'endiguement ne fassent que ralentir la propagation du virus. Mais cela nous donnera du temps pour que les pays achèvent leurs préparatifs et que les laboratoires accélèrent la fabrication d'un vaccin efficace", a ajouté le docteur Chan.L'OMS souligne qu'il n'y a actuellement pas de signes de pandémie provoquée par le virus H5N1. Théoriquement, une mutation du virus peut cependant avoir lieu et le rendre facilement transmissible d'homme à homme.Les experts ont mis au point un éventail de mesures pratiques prévoyant une intervention rapide dans la zone touchée, dès les premiers jours de l'apparition des premiers cas. Le succès dépendra de plusieurs facteurs, a indiqué l'agence de l'ONU.Une détection précoce de la mutation du virus est indispensable, ainsi qu'une mobilisation rapide des ressources et l'observation des mesures de quarantaine et d'isolement par la population dans la zone affectée.L'OMS rappelle que la première flambée de grippe aviaire en 1997 à Hong Kong avait été stoppée par la destruction complète des volailles dans l'ex-colonie britannique. Les mesures prises en 2003 contre le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ont montré également qu'une action coordonnée peut produire des résultats.La grippe de 1918-1919, dite espagnole et d'origine aviaire, avait fait entre 40 et 50 millions de morts dans le monde en l'espace d'un an. En trois ans, le virus H5N1 a infecté 174 personnes, dont 94 sont mortes et aucun cas de transmission interhumaine n'a été détecté. /ATS
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