La mère infanticide de Chamoson (VS) ira en prison

LAUSANNE - La mère infanticide qui avait noyé son fils cadet dans sa baignoire à Chamoson (VS) et avait ensuite tenté de tuer ses trois autres enfants écope définitivement de douze ans de réclusion. Le Tribunal fédéral (TF) l'a déboutée en dernière instance.Il a également débouté le Ministère public du canton du Valais qui avait requis l'assassinat. Pour le TF, cette femme n'avait ni l'état d'esprit, ni l'absence de scrupules qui caractérise un assassin, même si la façon dont elle a agi comportait une part de "perfidie".Le meurtre par passion est également écarté. Selon les considérants du TF, l'état de désarroi dans lequel la meurtrière a agi, en voulant tuer ses enfants avant de se suicider, n'est pas excusable. Car elle avait exagéré de manière déraisonnable les difficultés matérielles et conjugales qu'elles et son mari traversaient.Se sentant délaissée par son époux, qui passait le plus clair de son temps au Vietnam pour ses affaires, cette femme d'origine belge, âgé aujourd'hui de 42 ans, avait décidé de mettre fin à ses jours et de supprimer ses enfants pour leur éviter une vie qui leur aurait été selon elle insupportable.Après avoir noyé son fils cadet de cinq ans dans la baignoire, le 20 septembre 2002, elle avait attendu que les aînés rentrent de l'école. Malgré leurs réticences, elle leur avait proposé de jouer à cache-cache sur un pont traversant le Rhône, à Riddes (VS), et avait poussé sa fille de dix ans et son fils aîné, âgé de 13 ans, dans les flots.L'adolescent avait pu regagner la rive alors que la mère voulait pousser sa fille de douze ans dans le fleuve. Il l'avait ensuite suppliée d'arrêter et de rentrer. La mère avait repris le volant et avait roulé en direction de Bex (VD) où elle avait précipité sa voiture contre une pompe à essence, blessant gravement son fils.Quant à la fillette de dix ans jetée dans le Rhône, elle avait également réussi à regagner la rive plus en aval, où elle avait été prise en charge par un automobiliste. Les trois enfants, qui ont conservé un vif ressentiment à l'égard de leur mère, vivent aujourd'hui au Vietnam avec leur père.En première instance, le Tribunal du IIe arrondissement judiciaire pour les districts d'Hérens et de Conthey avait prononcé une peine de 18 ans de réclusion. /ATS
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