La Suisse a tout fait pour éviter une catastrophe nucléaire

BERNE - La centrale de Tchernobyl n'aurait jamais pu être construite en Suisse. Cela n'a pas empêché les autorités de tirer les leçons de la catastrophe survenue il y a vingt ans et de renforcer la sûreté et la surveillance des centrales helvétiques.La Division principale de la sécurité des installations nucléaires (DSN) a élaboré une série de mesures pour améliorer son dispositif de sécurité, a expliqué à Berne son vice-directeur Hans Pfeiffer, encore "choqué" par sa visite il y a dix ans au coeur du sarcophage qui entoure le réacteur de Tchernobyl.La DSN a notamment pris des dispositions pour prévenir une détérioration du coeur d'une centrale et installé des systèmes pour reconvertir l'hydrogène en eau et ainsi éviter qu'il n'explose. En cas d'accident grave, l'engagement des secours a également été revu.Mais surtout, la DSN assure s'être efforcée d'instaurer une "culture de la sécurité". Car la sûreté des installations dépend autant de leur technologie que des hommes qui les gèrent et de la manière dont ils sont organisés, a relevé le directeur de la DSN Ulrich Schmocker.Un aspect qui a fait défaut il y a vingt ans à Tchernobyl. La DSN a donc créé un groupe de spécialistes qui porte toute son attention sur les facteurs humains par rapport à la sûreté nucléaire. Elle contrôle les directives d'exploitation, la façon dont elles sont appliquées ainsi que la gestion des défaillances.Ces concepts de sécurité sont adaptés en permanence aux exigences légales, aux avancées scientifiques et aux besoins de la population, a ajouté M. Schmocker. Un nouveau système d'évaluation systématique de la sûreté des centrales a été récemment mis sur pied.Les installations nucléaires suisses sont sûres et dans un bon état, a noté M. Schmocker en présentant le rapport de surveillance 2005 de la DSN. Les quantités de substances radioactives rejetées dans l'environnement sur les quatre sites des centrales, à l'entrepôt pour déchets radioactifs de Würenlingen (AG) et à l'Institut Paul Scherrer sont inférieures aux limites autorisées.L'an dernier, la DSN a classé quatorze incidents déclarés par les exploitants des centrales, contre 8 en 2004 et 14 en 2003. A une exception près, tous ont été notés au niveau zéro, le plus bas de l'échelle internationale de gravité des événements nucléaires (INES), qui en compte sept. /ATS
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16.04.2011
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