Les paysans s'expriment sur le libre-échange agricole avec l'UE

BERNE - L'Union suisse des paysans (USP) demande au Conseil fédéral d'avancer pas à pas dans les réformes agricoles. Avant d'entamer des négociations sur un accord de libre-échange agricole avec l'UE, il faut d'abord attendre la fin des négociations avec l'OMC.Celles-ci entrent dans une phase décisive, affirment Hansjörg Walter, président de l'USP, et son directeur Jacques Bourgeois. La délégation suisse doit donc jeter toutes ses forces dans la bataille pour trouver une solution offrant des perspectives à l'agriculture suisse.Ce n'est que lorsque les résultats du cycle de Doha seront connus que l'on pourra passer à d'éventuelles étapes suivantes, comme un accord de libre-échange avec l'Union européenne (UE), ont exigé vendredi les représentants de l'USP devant les médias à Berne.Selon les premiers calculs de l'USP, un accord de libre-échange aurait des "conséquences économiques catastrophiques", mais il pourrait aussi être "porteur de chances". Dans le pire des cas, les prix à la production chuteraient au niveau des prix de l'UE alors que les coûts de production resteraient au niveau suisse.En revanche, selon un scénario optimiste, les recettes de la production bénéficieront d'un supplément qualitatif d'"helvétitude" de 5 à 20 % et les coûts de production seront semblables à ceux de l'Allemagne du sud. Si ces conditions étaient remplies, un accord de libre-échange avec l'UE permettrait à l'agriculture suisse de compenser une partie des pertes dues aux accords de l'OMC. NOTE: développement suit après la CP. /ATS
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