Les Suisses ne pensent plus que l'armée coûte trop cher

ZURICH - Les Suisses ne pensent plus que l'armée coûte trop cher, selon le dernier sondage UNIVOX sur le thème de la sécurité. L'engagement des militaires dans les régions inondées en 2005 a vraisemblablement contribué à redorer leur image.Aujourd'hui, seuls 35% des Suisses pensent qu'on dépense trop pour l'armée, contre 50% en 2004. Depuis le début des enquêtes en 1989, les Suisses n'ont jamais été aussi peu nombreux à critiquer les coûts de l'armée. De plus, pour environ trois quarts des sondés, l'armée est indispensable. Ils plébiscitent son engagement lors de catastrophes naturelles (99%) et à l'étranger (79%).Pour la plupart des personnes interrogées, les tâches des militaires doivent être multiples, la part des sondés favorables aux actions anti-terroristes est pratiquement revenue au niveau de 2000 (77%), après une pointe en 2004 (86%).Environ 50% pensent néanmoins que leur pays pourrait être touché un jour.Concernant la situation internationale, les Suisses n'ont toutefois jamais été aussi pessimistes qu'aujourd'hui. Ils sont 57% à craindre une aggravation pour les cinq prochaines années, contre 44% seulement en 2004. Le dernier pic (54%) remonte à 1993, année de récession économique. Les optimistes ne représentent plus que 3% (16% en 1993).Pour leur pays, les Suisses appréhendent surtout une pénurie de ressources énergétiques et de matières premières: 69% pensent qu'un tel scénario est vraisemblable d'ici 2011, soit 41% de plus qu'il y a deux ans. La peur d'une surpopulation étrangère a elle augmenté de 11%.La neutralité de la Suisse est de moins en moins sacro-sainte: 53% des sondés pourraient accepter de l'abandonner sous certaines conditions. Ils étaient 46% en 2004. Toutefois, seule la position des Alémaniques a changé. Les Romands ne sont toujours que 46% à envisager un changement, précise M. Abele.Neuf personnes sur dix sont ainsi d'avis qu'il faut interdire ou réprimer une manifestation si celle-ci émane de groupements connus pour être violents ou si elle met en danger la sécurité publique. Parallèlement, 77% approuvent une intervention de l'armée, alors qu'ils n'étaient encore que 56% en 2004.Le sondage a été effectué en février 2006. Plus de 700 personnes ont été interrogées, dont 75% en Suisse alémanique et 25% en Suisse romande. /ATS
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