L'UDC dit non aux allocations familiales harmonisées

BERNE - Les délégués de l'UDC réunis à Baar ont nettement soutenu le référendum des milieux patronaux contre l'harmonisation des allocations familiales. Ils l'ont approuvé par 426 voix contre 3. Le peuple se prononcera le 26 novembre.La décision de l'UDC n'est pas surprenante. Le parti a participé à la récolte des signatures contre le projet entériné par le Parlement. Comme les milieux patronaux, les délégués ne veulent rien entendre d'une allocation minimale de 200 francs par enfant et de 250 francs par jeune en formation au niveau suisse.Chargé de présenter les arguments du parti, le conseiller national UDC zougois Marcel Scherer, n'a pas eu de peine à convaincre ses collègues. Selon lui, le système actuel "qui permet à chaque canton d'harmoniser les allocations avec leur régime fiscal et les besoins régionaux a fait ses preuves et fonctionne parfaitement".Par ailleurs, Ueli Maurer s'est une nouvelle fois livré à un réquisitoire contre l'administration fédérale. Selon le président de l'UDC suisse, elle "s'arroge des droits qu'elle n'a pas".A un peu plus d'une année des prochaines élections fédérales et alors que l'UDC dispose de deux conseillers fédéraux, le Zurichois a annoncé que l'UDC poursuivra sa lutte contre la "bureaucratie débordante, la paperasserie et la jungle des prescriptions". Car, selon lui, "les citoyens ne se sentent plus compris par l'Etat".Dans son discours d'ouverture intitulé "Nous devons mettre de l'ordre", Ueli Maurer a aligné de nombreuses anecdotes dénonçant les "abus" de l'administration fédérale. Il a par exemple critiqué sa façon de mettre en oeuvre les lois votées par le Parlement et de traiter les référendums déposés par le "peuple".Les conseillers nationaux Christoph Mörgeli (ZH) et Yvan Perrin (NE) se sont chargés de rappeler aux délégués les arguments du parti en faveur des lois sur l'asile et l'étranger sur lesquels les citoyens voteront le 24 septembre. L'UDC avait déjà déterminé son mot d'ordre sur ces sujets en avril.M. Mörgeli a vivement critiqué la couverture de la campagne par les médias. Il leur a reproché "de nier les faits". Selon lui, les journalistes "défendent les abus" du système actuel. /ATS
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