L'UDC veut vendre Swisscom et reverser l'argent au peuple

BERNE - Réunis à Stans, les délégués UDC ont confirmé la position du parti qui veut vendre les actions Swisscom de la Confédération le plus vite possible et reverser l'argent au peuple. Ils ont adopté un document stratégique en ce sens par 326 voix contre 2.Les délégués ont également élu Yvan Perrin à la vice-présidence romande du parti et confirmé les autres membres du bureau du comité directeur dans leurs fonctions pour les deux années à venir. L'inspecteur de police neuchâtelois de 40 ans succède au Vaudois Jean Fattebert, qui se retire après six ans à ce poste.Quant au document stratégique, il exige de "liquider complètement la participation fédérale au sein de l'entreprise Swisscom" pour permettre à la société de s'imposer dans la libre concurrence sans "les contraintes étatiques ni les interventions politiques". Les concessions pour 2008-2012 devront être attribuées "à l'entreprise la plus performante et la plus efficace".Le produit de la vente de Swisscom, 17 milliards de francs environ, "appartient au peuple", affirme l'UDC. Le parti veut constituer un groupe de travail chargé d'élaborer d'ici fin février des variantes pour la privatisation de Swisscom et l'utilisation de l'argent de la vente.En ouverture de l'assemblée, le président du parti Ueli Maurer avait démoli la politique des socialistes, les accusant de "mettre en péril l'Etat social". La quasi intégralité de son discours d'ouverture s'est focalisée sur la gauche.Ueli Maurer a ouvert son offensive anti-gauche avec le conseiller national vaudois Josef Zisyadis, "ce clown politique" qui "s'est pointé à Obwald dans le même esprit que les baillis d'autrefois qui ne toléraient pas la voix du peuple". La deuxième cible du conseiller national zurichois a été le président du Parti socialiste, Hans-Jürg Fehr, qui "n'a pas eu le courage de combattre publiquement un système fiscal analogue dans son canton (Schaffhouse)".Le président de l'UDC est ensuite parti à l'assaut de "l'appareil de redistribution socialiste", déclaré "social" mais en fait "anti-social", aux yeux de M. Maurer. Car il "accorde des prestations à ceux qui n'en ont pas besoin et impose des charges fiscales inutiles aux autres". Il a enfin fustigé les gouvernements alémaniques qui limitent depuis vendredi la vitesse à 80 km/h sur leurs routes, à cause des particules fines. /ATS
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