Lutte contre la pauvreté et l'exclusion: accent sur la formation

BIENNE - Pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion, la Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse (CFEJ) préconise un meilleur accès au marché du travail et une véritable politique familiale. Elle déplore que le phénomène de paupérisation demeure tabou.En Suisse, environ 3% de la population touche une aide sociale. "Cela ne signifie pas que 97% n'ont pas de problèmes", a expliqué le conseiller fédéral Pascal Couchepin lors du séminaire de la CFEJ à Bienne. "On n'a pas le droit de se désintéresser de ceux qui ont des problèmes", a-t-il ajouté.Le chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI) a estimé que ce taux "relativement" faible de 3% était une invitation à agir et trouver des solutions. Pascal Couchepin a évoqué trois domaines où il faudrait agir pour faciliter l'intégration des jeunes: la formation, la politique familiale et les activités extra-scolaires."Le manque de formation est le risque numéro un de pauvreté ", a affirmé M. Couchepin. La Confédération, les cantons et les communes notamment doivent se soucier davantage de l'intégration sociale des jeunes, a ajouté le conseiller fédéral. "Sinon on met une mèche à une bombe sociale qui risque d'éclater un jour ou l'autre".De plus en plus d'enfants dépendent de l'aide sociale en Suisse et les jeunes peinent comme jamais à s'insérer durablement dans le monde du travail, a constaté la CFEJ. Aux difficultés matérielles vient parfois s'ajouter la précarité de la formation, de la santé et du lien avec la société."Il faut briser le tabou et enfin reconnaître que l'exclusion et la pauvreté des jeunes et des enfants est un problème en Suisse", a expliqué Chantal Ostorero, membre de la CFEJ. A Bâle, un enfant sur sept bénéficie avec sa famille de l'aide sociale.Même cachée, la pauvreté des enfants et des jeunes peut générer des ravages sociaux à moyen et long terme. Le président de la CFEJ Pierre Maudet a souligné qu'il était temps de redéfinir en faveur des jeunes le contrat de solidarité entre les générations par des choix en matière politique, sociale, économique et éducative.Parmi les pistes évoquées pour lutter contre cette paupérisation figure la mise en place d'une politique familiale "digne de ce nom" qui permette par exemple de concilier la vie professionnelle et la vie familiale. Avoir des enfants reste l'un des principaux facteurs de précarisation des ménages. /ATS
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