"Milliard de cohésion": Joseph Deiss contre le référendum de l'UDC

BERNE - A dix jours de son départ du Conseil fédéral, Joseph Deiss lance une dernière attaque contre l'UDC et son opposition au "milliard de cohésion". Européen convaincu, il ne s'engagera toutefois pas activement dans la campagne référendaire.Dans une interview publiée dans le quotidien "Berner Zeitung", Joseph Deiss explique n'avoir aucune compréhension pour le référendum d'un parti gouvernemental qui porte contre les éléments centraux de la politique du Conseil fédéral et du Parlement."J'espère que le peuple sera rendra compte de ce que la votation sur l'aide à l'Est signifie", ajoute le démocrate-chrétien. Il serait regrettable, selon lui, que les bonnes relations entre la Suisse et l'Union européenne (UE) soient remises en question par ce référendum.Les entrepreneurs suisses devraient s'intéresser au fait que les nouveaux pays de l'UE se portent bien et qu'ils pourront bientôt y investir. M. Deiss ne comprend donc pas comment le conseiller national UDC Peter Spuhler peut réaliser des affaires à Budapest et en même temps être contre le milliard en faveur des pays de l'Est.Son opinion étant connue, Joseph Deiss précise dans la "Basler Zeitung" qu'il ne prendra pas part activement à la campagne en faveur de la loi sur la coopération avec les Etats d'Europe de l'Est, qui doit servir de base légale au versement du milliard de francs.Joseph Deiss réaffirme par ailleurs dans les colonnes du "Temps" qu'à ses yeux, l'adhésion à l'Europe est "inéluctable". "On raisonne toujours en termes de souveraineté et de perte de liberté, mais on oublie que nombre de décisions sont prises à l'échelle internationale".A l'ONU par exemple, "quoi qu'en aient dit les adversaires de l'époque, la Suisse a acquis une tout autre visibilité et une tout autre influence depuis qu'elle est membre". "C'est au contraire en renonçant à participer que nous abandonnons une part de notre souveraineté", ajoute le Fribourgeois.A propos de son avenir, Joseph Deiss reste discret. Il pourrait effectuer différents mandats pour l'économie, l'ONU ou l'UE. Il n'a en tout cas pour l'heure reçu aucune proposition pour siéger dans un conseil d'administration. M. Deiss n'exclut pas non plus un retour à l'Université de Fribourg où il enseignait l'économie politique avant d'être élu au Conseil fédéral. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.