Moritz Leuenberger en faveur d'une taxe sur le CO2

NAIROBI - Face au réchauffement climatique, Moritz Leuenberger a plaidé à Nairobi en faveur d'une taxe mondiale sur le CO2. La volonté politique de lutter contre ce phénomène fait cependant défaut, a déploré Kofi Annan.Le ministre suisse de l'environnement a appelé ses homologues à ne pas décevoir les "immenses attentes" qui s'expriment dans le monde entier. "Nous payerions tous le prix d'une défaite, nous tous et nos enfants", a-t-il dit en ouverture du segment ministériel de la conférence internationale sur le climat organisée dans la capitale kenyane."Aujourd'hui, nous ne pouvons plus nous consacrer à combattre les causes du réchauffement climatique. Nous devons nous protéger des menaces immédiates et, là où nous ne le pouvons pas, supporter les conséquences et organiser leur paiement", a-t-il martelé.Dans ce contexte, une taxe mondiale sur le dioxyde de carbone aurait un double avantage, selon lui: il inciterait les grands producteurs de gaz à effet de serre à réduire leurs émissions et assurerait des moyens financiers "suffisants et prévisibles" pour combattre les changements climatiques."Il est absolument nécessaire qu'une taxe sur le CO2 soit introduite le plus rapidement en Suisse. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons respecter les critères de Kyoto", a lancé M. Leuenberger plus tard devant la presse. Le texte, qui prévoit une taxe sur les combustibles, fait encore l'objet de discussions au Parlement.Kofi Annan a soutenu la proposition de M. Leuenberger, jugeant qu'une telle taxe sur le CO2 atténuerait l'injustice des changements climatiques. "Ceux qui ont jusqu'ici contribué le moins à ce phénomène sont aussi ceux qui en souffrent le plus aujourd''hui", a-t-il affirmé.L'ONU jouera son rôle, a-t-il assuré, "mais la responsabilité première de l'action incombe aux Etats et dès maintenant à ceux qui sont largement responsables de l'accumulation du CO2 dans l'atmosphère", à savoir les pays industrialisés, sommés de "réduire leurs émissions" de gaz à effet de serre (GES).Les participants à la conférence sont convenus de la nécessité de prolonger le protocole de Kyoto au-delà de 2012 mais n'ont fixé aucune échéance pour la conclusion d'un nouvel accord comme le souhaitaient les associations écologistes. /ATS
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