Pitbulls tueurs: des chiens maltraités - lois plus sévères exigées

ZURICH - La mort d'un garçon tué par des pitbulls suscite l'émotion. Une marche silencieuse a eu lieu à Oberglatt. Les chiens avaient été élevés dans des conditions déplorables. Une enquête pénale a été ouverte. Joseph Deiss exige des mesures sévères. Les trois chiens, qui ont déchiqueté le bambin qui se rendait à l'école, étaient âgés de 15 mois. Leur propriétaire les a importés récemment et légalement en Suisse en compagnie de deux autres chiens du même âge. Cet Italien de 41 ans voulait les revendre après les avoir éduqués. Ces cinq animaux sont tous nés dans l'appartement de la mère de cet homme en Italie. Cette femme de 78 ans les a détenus "dans des conditions qui seraient condamnables selon le droit suisse", a indiqué la juge d'instruction Susanne Steinhauser. Les jeunes pitbulls, qui présentaient des cicatrices, ne sont en effet jamais sortis durant dix mois. Jeudi, le maître les avait placés dans un "enclos provisoire" sur la terrasse d'un appartement d'Oberglatt. Les chiens avaient sali l'appartement avec leurs matières fécales. L'homme et son amie, qui étaient en visite chez le locataire de cet appartement, voulaient nettoyer les lieux. Le propriétaire des chiens, qui ne semble pas avoir de domicile fixe à Zurich, était déjà connu de la police zurichoise. En avril, des agents ont été appelés au secours à Wetzikon car deux pitbulls lui appartenant s'étaient déjà échappés. Mais ces animaux n'avaient menacé personne. La justice zurichoise a ouvert une enquête pénale pour homicide par négligence contre le maître, le locataire de l'appartement et l'amie. Mme Steinhauser a en outre exigé que les deux hommes soient placés en détention préventive, afin d'éviter qu'ils s'enfuient. La femme a été placée sous surveillance psychiatrique. Le drame a suscité de nombreuses réactions dans toute la Suisse. Une marche silencieuse en souvenir du garçon qui sera enterré en Turquie, son pays d'origine, a eu lieu vendredi soir à Oberglatt. Et de nombreuses voix ont exigé un renforcement des mesures de sécurité contre les chiens dangereux. Suite à une séance du Conseil fédéral où la question à été discutée, le conseiller fédéral Joseph Deiss a exigé des mesures plus sévères. Il a demandé à l'Office fédéral vétérinaire (OVF) d'étudier la question et de faire des propositions. La situation actuelle est "insatisfaisante", a jugé le ministre. /ATS
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