Procès du chauffard du Grand-Pont: dangereux, selon les experts

LAUSANNE - Au 3e jour du procès, deux experts psychiatres ont insisté sur l'extrême dangerosité du chauffard du Grand-Pont à Lausanne. Ils ont confirmé leurs conclusions d'irresponsabilité et estimé que le prévenu devait être interné pour une longue période. "L'accusé est une sorte de bombe dont le moteur est la pathologie" a expliqué l'un d'eux. A ses yeux, le drame du Grand-Pont, le 8 juillet 2003, n'est clairement pas un accident. Ce jour-là, l'accusé a foncé sur un trottoir, tuant trois personnes et en blessant sept autres. Le psychiatre a soutenu l'hypothèse d'un "acte hétéro-agressif" motivé par une haine contre la société et dont le moteur est ses idées délirantes. L'accusé s'est d'abord senti persécuté par des individus, connus ou non, puis par l'ensemble de la société. Les experts n'excluent pas la préméditation. Il est possible que le prévenu, un ancien coureur de fond de 39 ans, ait sciemment choisi le Grand-Pont car il savait qu'il y aurait du monde à cet endroit, à l'heure de pointe, en plein centre-ville, a estimé le médecin. Le reste de la journée d'audience a été émaillé de nombreux incidents liés à la place qu'il fallait accorder au témoignage du psychiatre français cité comme témoin par l'avocat de plusieurs victimes. Celui-ci a apporté son soutien à la thèse de la simulation défendue par les parties civiles. Le procès se poursuit vendredi. Le réquisitoire et les plaidoiries devraient intervenir lundi. Le jugement tombera ultérieurement. /ATS
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