Succession de Deiss au Conseil fédéral: Doris Leuthard favorite

BERNE - La succession de Joseph Deiss au Conseil fédéral a occupé le week-end politique. A commencer par l'assemblée du PDC, dont les thèmes pourtant importants ont été en partie éclipsés. Pas encore sortie du bois, Doris Leuthard a les faveurs des sondages.Ainsi plus de deux tiers des Suisses pensent que la présidente du PDC a les capacités pour devenir conseillère fédérale, selon un sondage auprès de 759 personnes publié par "Le Matin dimanche" et le "SonntagsBlick". Les Alémaniques, qui la connaissent mieux, sont même 73% à la juger capable de remplir ce mandat.Les Romands jugent à 69% qu'il est important que Joseph Deiss soit remplacé par un Romand ou un Tessinois, contre 38% des Alémaniques. Toutefois, 53% des Suisses estiment que l'origine linguistique du successeur de M. Deiss n'est pas importante.Les personnes interrogées sont également très partagées sur la question du sexe. Elles sont 51% (contre 46%) à juger qu'il n'est pas important que le prochain conseiller fédéral soit une femme. Avec 57% en faveur d'une deuxième femme au Conseil fédéral, les Romands et les femmes sont davantage sensibles à cette question.Les socialistes aussi, dont le président attend du PDC qu'il présente deux candidates à l'Assemblée fédérale. Un double ticket féminin serait idéal, même si on peut aussi imaginer un homme et une femme, a déclaré Hans-Jürg Fehr dans une interview à la "NZZ am Sonntag". D'après lui, Mme Leuthard est plus à droite que M. Deiss, ce qui ne signifie pas qu'on ne peut pas l'élire.Celle-ci n'est d'ailleurs pas candidate, mais elle a déclaré étudier l'affaire. Comme présidente du PDC, elle a d'abord dû faire face à la démission du Fribourgeois. Même si elle respecte sa décision, l'annonce de son retrait lui "est restée en travers de la gorge. Il nous faut maintenant nous asseoir et la laisser agir sur nous", a-t-elle dit samedi lors de l'assemblée des délégués du PDC à Coire.Dans un discours de bilan qui a duré une demi-heure, Joseph Deiss est revenu sur les raisons de son départ. Il a reconnu que le climat politique actuel et les tensions au sein du Conseil fédéral "ont joué un rôle en arrière fond".Visiblement très ému, il a toutefois indiqué partir "serein et sans amertume". "Je garderai un souvenir lumineux de mes années à Berne." Sa décision a été "difficile", mais "mûrement réfléchie", a-t-il dit à l'assemblée. /ATS
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