Succession de Joseph Deiss: pas de double ticket Leuthard-Schwaller

BERNE - Il n'y aura pas de double ticket Doris Leuthard-Urs Schwaller pour la succession de Joseph Deiss au Conseil fédéral. Le conseiller aux Etats fribourgeois a exclu cette éventualité dans l'émision "Mise au point" de la TSR."Nous ne proposerons pas la présidente du parti et le chef du groupe parlementaire, ce serait suicidaire", a déclaré Urs Schwaller à la Télévision suisse romande. "Ce sera l'un ou l'autre", a-t-il ajouté.L'Argovienne et le Fribourgeois sont donnés favoris à l'investiture. Le 9 mai, le comité du groupe parlementaire déterminera le cadre. Il devra notamment choisir entre une candidature unique ou un double ticket, fixer des critères et nommer éventuellement une commission de sélection.Le PDC désignera son, sa ou ses candidats à la succession de Joseph Deiss le 6 juin. L'élection au Conseil fédéral aura lieu vraisemblablement la semaine suivante, le mercredi 14 juin.Doris Leuthard a les faveurs des sondages. Ainsi plus de deux tiers des Suisses pensent que la présidente du PDC a les capacités pour devenir conseillère fédérale, selon un sondage auprès de 759 personnes publié par "Le Matin dimanche" et le "SonntagsBlick". Les Alémaniques, qui la connaissent mieux, sont même 73% à la juger capable de remplir ce mandat.Les Romands jugent à 69% qu'il est important que Joseph Deiss soit remplacé par un Romand ou un Tessinois, contre 38% des Alémaniques. Toutefois, 53% des Suisses estiment que l'origine linguistique du successeur de M. Deiss n'est pas importante.Les personnes interrogées sont également très partagées sur la question du sexe. Elles sont 51% (contre 46%) à juger qu'il n'est pas important que le prochain conseiller fédéral soit une femme. Avec 57% en faveur d'une deuxième femme au Conseil fédéral, les Romands et les femmes sont davantage sensibles à cette question.Les socialistes aussi, dont le président attend du PDC qu'il présente deux candidates à l'Assemblée fédérale. Un double ticket féminin serait idéal, même si on peut aussi imaginer un homme et une femme, a déclaré Hans-Jürg Fehr dans une interview à la "NZZ am Sonntag".D'après lui, Mme Leuthard est plus à droite que M. Deiss, ce qui ne signifie pas qu'on ne peut pas l'élire. Celle-ci n'est d'ailleurs pas candidate, mais elle a déclaré étudier l'affaire. /ATS
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