Un chef des FARC a été libéré de prison

Le chef guérillero Rodrigo Granda, un des chefs des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), a été libéré de prison lundi, a confirmé mardi le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE). La France, l'Espagne et la Suisse saluent cette "initiative importante".Plusieurs médias colombiens avaient annoncé un peu plus tôt sa libération par la présidence colombienne. Selon eux, M. Granda, considéré comme le "ministre des affaires étrangères" de la guérilla marxiste et l'homme clé pour des négociations, aurait été relâché pour apporter des "preuves de vie" de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt."Par cet acte, les autorités colombiennes manifestent leur volonté de faire avancer l'échange humanitaire", a déclaré le DFAE dans un communiqué publié dans la nuit de lundi à mardi. La France, l'Espagne et la Suisse "encouragent les FARC à répondre à cette initiative de manière constructive", ajoute le DFAELes trois pays "poursuivront leurs efforts afin de réaliser une solution humanitaire dans les meilleurs délais et ainsi ouvrir la voie à la paix", selon le DFAE.La libération de M. Granda avait été évoquée ces jours par un conseiller de la présidence colombienne, qui avait affirmé qu'il serait libéré afin d'apporter en France au président Nicolas Sarkozy des "preuves de vie" de l'otage Ingrid Betancourt. Cette information avait été aussitôt démentie par le gouvernement. La venue à Paris de ce haut dirigeant de la guérilla est "hypothétique", a fait savoir lundi le ministère français des Affaires étrangères.M. Granda, ancien chef des FARC au Venezuela et membre le plus important de ce groupe à être emprisonné en Colombie, avait été capturé le 13 décembre 2004 à Caracas, une action qui avait provoqué une crise diplomatique entre Caracas et Bogota.Le gouvernement colombien a affiché lundi sa ferme volonté de maintenir le processus de libération des rebelles des FARC, malgré l'opposition farouche de la guérilla et l'inquiétude des familles des otages.La guérilla, qui a qualifié dimanche de "tromperie" le processus de libération et de "traîtres" ceux qui en bénéficieraient, persiste à revendiquer un échange humanitaire entre ses hommes et les otages dans une zone démilitarisée. La Suisse, la France et l'Espagne tentent d'apporter leur médiation. /ATS
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