Une vétérinaire lausannoise quitte le groupe d'experts de l'OVF

BERNE - La vétérinaire Colette Pillonel ne veut pas d'une liste de chiens dangereux. Mi-décembre, elle a claqué la porte du groupe d'experts de l'Office vétérinaire fédéral pour ne pas cautionner une mesure "uniquement politique et démagogique". "D'autres pays ont déjà essayé, sans résultat", relève Mme Pillonel dans une interview diffusée par le quotidien "24 Heures". "Je comprends qu'après le choc de la mort d'un enfant, on veuille prendre des mesures spectaculaires, même si elles ne sont pas efficaces. Mais en tant que scientifique, je ne peux pas les cautionner", ajoute-t-elle. Pour la vétérinaire, la Suisse doit en revanche continuer dans la voie de prévention à tous les niveaux et de la répression ciblée sur le chien à problème chez l'éleveur, le vendeur et le propriétaire. "Actuellement, le contrôle [de l'élevage] est inexistant, cela ne peut pas continuer." Mme Pillonel estime aussi que l'idée d'un permis pour chien, déjà envisagée en 2001, mérite d'être discutée. Mais "avec la meilleure des législation, on aura quand même des problèmes si elle n'est pas appliquée !", souligne la vétérinaire. Et de dénoncer les coupes pratiquées dans les budgets ad hoc: il faut que les autorités disposent des moyens financiers et du personnel nécessaires, réclame-t-elle. La problématique des chiens de combat est revenue sur le tapis après le décès d'un enfant de six ans le 1er décembre à Oberglatt (ZH). Le garçonnet a été attaqué par trois pitbulls alors qu'il se rendait à l'école. Cette affaire a suscité une vague d'indignation dans tout le pays. L'Office vétérinaire fédéral (OVF) et les cantons planchent sur une harmonisation et un renforcement des mesures de protection. Le rapport du groupe d'experts est attendu à la fin du mois de janvier. /ATS
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