Val-de-Travers: peines de prison ferme pour 3 des 6 chanvriers

COUVET NE - Le Tribunal correctionnel du Val-de-Travers a infligé des peines de prison ferme à trois des six accusés du procès des cultivateurs de cannabis. Les 2 principaux prévenus ont été punis de 27 mois de réclusion. Le 3e condamné écope de 30 mois. Ce dernier a joué un rôle mineur dans la mise en culture du cannabis. Il a été condamné pour des lésions corporelles graves commises avec une arme à feu lors d'une réunion qui avait tourné à la rixe entre les prévenus. Pour l'un des principaux accusés, le tribunal a reconnu son rôle décisif dans la mise en culture hors sol de près de 35 000 pieds de cannabis, dans une dizaine de hangars de la région. Le verdict, rendu à l'issue de trois jours de procès, retient la circonstance aggravante de "délits commis en bande et par métier". Condamné lui aussi à 27 mois de prison ferme, le second principal accusé est un ancien notable radical du Val-de-Travers, horticulteur de profession. La comptabilité minutieuse retrouvée chez lui mentionnait la production et la vente de plus de 200 kilos de cannabis entre 2002 et 2004. Selon les documents comptables, le chiffre d'affaires se montait à 1 million de francs pour un bénéfice de 400 000 francs. En outre, trois autres accusés, dont l'activité horticole était moins importante, ont écopé de peines allant de 14 à 18 mois de prison avec sursis. En plus des sanctions pénales, les prévenus devront s'acquitter de frais de justice s'élevant à 200 000 francs, dont 113 000 francs imputés au deux principaux accusés. Ceux-ci devront également reverser à l'Etat 170 000 francs de créances compensatrices sur les bénéfices, dont 120 000 francs à la charge de l'horticulteur. Dans son verdict, le tribunal siégeant à Couvet a donné acte aux prévenus que la légalisation du cannabis était envisagée au moment des faits. Mais ce contexte ne justifiait pas la production délibérée de plants de marijuana sélectionnés, dont le taux de THC élevé excluait l'usage au titre de fumette "récréative". Le tribunal a largement suivi le Ministère public en ce qui concerne l'appréciation juridique des faits. Le sursis a néanmoins été octroyé à deux accusés contre lesquels le procureur avait requis des peines fermes de deux ans et demi de réclusion. Il n'a suivi qu'en partie les plaidoiries des avocats, qui avaient tous exigés pour leurs clients des peines ne dépassant pas 18 mois. /ATS
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