Votations du 26 novembre: l'UDC appelle à voter deux fois "non"

BERNE - L'UDC a lancé sa campagne pour un double "non" lors des votations du 26 novembre sous la devise "payer et encore payer?". Le milliard de cohésion à l'UE et l'harmonisation des allocations familiales doivent être rejetés.Les deux objets soumis au peuple sont du même accabit, a décrété le président de l'UDC Ueli Maure devant la presse à Berne. Tous deux entraîneront des dépenses qui se chiffreront en "plusieurs milliards de francs à charge des contribuables".Le parti a donc choisi des affiches représentant une tirelire brisée en forme de cochon rouge à croix blanche pour appeler à voter deux fois "non". Mais ce sera une petite campagne, l'UDC devant se contenter d'un budget de moins de 60'000 francs, vu son engagement dans les trois précédents scrutins, d'après M. Maurer.Les démocrates du centre ne s'opposent pas au milliard de francs destiné aux nouveaux pays membres de l'Union européenne (UE) en tant que tel, a dit le Zurichois. S'ils ont lancé le référendum, après avoir fait mine d'accepter le projet, c'est parce qu'ils n'approuvent pas les conditions du paiement.Un refus du peuple au projet de loi n'aura aucune conséquence pour la Suisse, même si ses partisans peignent le diable sur la muraille, a jugé quant à lui le Bernois Simon Schenk. Le Conseil fédéral serait simplement contraint de présenter un nouveau projet prenant en compte la compensation intégrale du versement, à ses yeux.L'UDC invoque des arguments financiers aussi pour son opposition à l'harmonisation des allocations pour enfant à 200 francs par mois dans toute la Suisse. Avec cette unification, l'économie devrait débourser 400 millions supplémentaires, alors qu'elle contribue déjà à raison de 4 milliards par an au régime des allocations familiales.Les contributions des cantons et de la Confédération augmenteraient en outre de près de 200 millions, a critiqué le conseiller national Jürg Stahl. Mais le Zurichois s'en est pris avant tout aux allocations versées pour des enfants résidant à l'étranger."L'exportation d'allocations familiales est une improtante source d'abus sociaux", a-t-il affirmé. Actuellement, quelque 230'000 allocations sont versées à l'étranger, "pour des enfants dont nous ne savons pas toujours avec certitude s'ils existent réellement". /ATS
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