Deux concepts pour sécuriser les rives de la Birse et de la Scheulte

Les cartes des dangers se précisent aux abords de Courroux. Lundi dernier, les habitants de la commune ont reçu une information en assemblée communale sur le concept de protection des crues de la Scheulte et de la Birse. Deux projets qui dépassent les frontières communales et qui n’en sont pas tout à fait au même stade.

Dans les deux concepts, les mesures préconisées pour diminuer les risques en cas de crues consistent notamment à élargir le cours d’eau pour laisser passer les débits, et là où ce n’est pas possible, construire des arrières-digues.

Un peu d’avance pour la Scheulte

Le projet concernant le cours de la Scheulte a débuté un peu plus tôt. Une étude préliminaire avait déjà été présentée il y a une année environ. Depuis, les acteurs concernés ont été consultés et les contours des mesures préconisées ont été mieux définis. Les secteurs les plus délicats sont bien sûr aux abords des habitations, mais aussi l’approche du pont à Courcelon et la confluence avec la Birse à Courroux. Le quartier du Cornat sera protégé par une arrière-digue.

Phase préliminaire pour la Birse

Pour la Birse, l’étude de faisabilité a identifié les dangers et élaboré une stratégie préliminaire. Là aussi, les dangers sont plus marqués évidemment dans les zones bâties. Le village des Riedes est le secteur le plus sensible, avec des risques de dommages non pas uniquement sur les bâtiments, mais aussi de mise en danger des personnes.

Des travaux lourds, mais soutenus

Désormais, les concepts doivent passer aux mains de l’office cantonal de l’environnement, puis de la Confédération, qui donneront leur appréciation. En fonction de cela, le dossier se poursuivra par des avant-projets, puis des projets avant le lancement des travaux une fois que les communes concernées auront donné leur accord. Le montant de ces mesures est à ce stade évalué à environ 14 millions de francs sur l’entier de la Birse. En ce qui concerne la Scheulte, il se monterait à environ 4 millions pour la commune de Courroux et 6 millions pour Vicques, auxquels s’ajoute l’achat de certains terrains. Les subventions fédérales pourraient s’élever entre 50 et 80% du coût total, selon la qualité des projets présentés. /iqu


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