Rouler au bois, bientôt une réalité

Le bureau d’ingénieurs neuchâtelois Planair et le groupe jurassien Corbat s’unissent pour fabriquer ...
Rouler au bois, bientôt une réalité

Le bureau d’ingénieurs neuchâtelois Planair et le groupe jurassien Corbat s’unissent pour fabriquer de l’hydrogène vert à partir de bois. Une unité de production verra le jour l’année prochaine dans le Jura

L'unité de production d'hydrogène à partir de bois sera installé à Glovelier, sur un terrain où le Groupe Corbat stocke actuellement des traverses de chemin de fer. L'unité de production d'hydrogène à partir de bois sera installé à Glovelier, sur un terrain où le Groupe Corbat stocke actuellement des traverses de chemin de fer.

Du bois jurassien transformé en carburant : c’est le projet de la nouvelle société H2Bois, présenté mardi après-midi. Le Groupe Corbat, qui exploite notamment plusieurs scieries, a été approché par le bureau d’ingénieurs neuchâtelois Planair pour construire à Glovelier une unité de production d’hydrogène vert, à partir de bois.

Il s’agirait de la première installation du genre en Suisse. A terme, elle pourrait produire de quoi alimenter 9000 voitures à hydrogène chaque année - des voitures qui ne rejettent que de l’eau dans l’atmosphère.

Mais comment diable peut-on produire de l’hydrogène à partir de bois ? Si le projet est novateur, le procédé n’est pas si compliqué, selon le responsable des énergies renouvelables pour le bureau Planair Lionel Perret.

Le Groupe Corbat, actif dans l’industrie jurassienne du bois depuis plus de 90 ans, voit dans ce nouveau projet une occasion supplémentaire de valoriser les forêts de la région. Son codirecteur, Benjamin Corbat.

La demande de permis sera déposée cet été. Les travaux sont planifiés pour l’année prochaine, sur le site du Groupe Corbat à Glovelier, et la mise en service des installations est prévue fin 2022. Le site de production tiendra sur une surface d’environ 2’000 mètres carrés.

L’investissement initial se monte à quelque 12 millions de francs. Dans un premier temps, le site fabriquera l’équivalent de la consommation annuelle de 4500 voitures, soit 225 tonnes/an. A cela s’ajoutent 1'500 tonnes/an de biochar, cette sorte de charbon de bois également issu de la gazéification du bois et qui peut servir dans l’agriculture. Une deuxième phase prévoit de doubler la production en réutilisant également des traverses de chemin de fer usagées. /lad


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