Initiative No Billag

Le 4 mars sera votée l’initiative réclamant la suppression de la redevance radio/tv, communément appelée « No Billag ». Son texte ne propose pas un simple changement de système ; il supprime toute possibilité pour la Confédération de subventionner les médias audiovisuels (texte complet ici).

Vos médias régionaux sont directement concernés car la redevance représente un quart du revenu de RFJ et 60% du budget de Canal Alpha. Nous vous serions donc particulièrement reconnaissants de vous renseigner sur les enjeux avant de glisser votre bulletin dans l’urne.

 

Unis pour défendre les médias de proximité

Un comité jurassien s’est formé contre l’initiative No Billag. Des personnalités du monde politique, économique, sportif, associatif et culturel se mobilisent pour éviter l’appauvrissement du paysage médiatique, pour garantir le bon fonctionnement démocratique ainsi que pour sauvegarder de nombreux emplois.

Sont membres du comité jurassien :

Claude Hêche, Conseiller aux Etats

Anne Seydoux-Christe, Conseillère aux Etats

Jean-Pierre Bendit, Président de la Fédération jurassienne de musique

Damien Chappuis, Maire et député PCSI

Pierre Chételat, Président SRT Jura

Gauthier Corbat, Secrétaire général PDC Jura

Michel Darbellay, Directeur de la Chambre jurassienne d’agriculture

Pierluigi Fedele, Secrétaire UNIA et député CS-POP

Pierre-Alain Fridez, Conseiller national PS

Jean-Paul Gschwind, Conseiller national PDC

Jordane Hauert, Hockeyeur et capitaine du HC Ajoie

Blaise Héritier, Directeur de l’Ecole jurassienne et conservatoire de musique

Suzanne Maître, Présidente FRC Jura et députée PCSI

Rémy Meury, Secrétaire SEJ et député CSPOP

Gilles Pierre, Directeur du festival Chant du Gros

Thomas Sauvain, Secrétaire syndical USJ et SSP

Gabriel Voirol, Député PLR

 

Une initiative dangereuse et extrême

Retrouvez les informations relatives à cette initiative ainsi que les arguments pour la sauvegarde de la diversité des médias suisse sur le site www.non-nobillag.ch

Si l’on résume la situation en quelques lignes, le système actuel nous fait bénéficier d’une offre d’informations nationales et régionales nécessaires et appréciées dans un pays où, rappelons-le, le travail de service public s’effectue en quatre langues.

Même si certains fonctionnements peuvent être remis en cause, cette initiative n'est pas une solution acceptable. Supprimer tout le système sans laisser la moindre porte ouverte à des mécanismes de remplacement ne peut en aucun cas permettre un changement sain et clairvoyant.

En cas de oui le 4 mars, RFJ ne pourrait pas combler une perte de 25% de son budget par l’augmentation de revenus publicitaires dans une région où elle a déjà atteint son plein potentiel. De ce fait la radio ne serait plus telle que vous la connaissez aujourd’hui, certains rendez-vous d’informations et toute une série d’émissions seraient voués à disparaître. Et croire que la RTS survivrait à une coupe quasi-totale de son budget relève de l’utopie.

Si vous accordez de l’importance à une information régionale de qualité, l’initiative No Billag n’est pas une solution acceptable.