Non, pas de bonbons avant midi !

un gamin fâché

Gérer les comportements difficiles de son enfant

Que faire face à son enfant qui crie, qui boude, ou qui freine des quatre fers lorsqu'il est temps de partir à l'école ? Face au comportement difficile de leur progéniture, les parents se retrouvent souvent désemparés, doublement embarassés par le regard lourd de reproches des autres clients du restaurant ou du supermarché... Animatrice et conseillière psychosociale, Sylvia Porret invite à réagir avec bienveillance envers les autres, et envers soi-même.

Pour s'informer : biengrandir.ch, séminaire "Comment agir face aux comportements difficiles des enfants" samedi 13 juin 2015 à la Neuveville


Actualisé le

 

Anciens commentaires

Sarah, RFJ, 2710 Tavannes

03.06.2015 12:22

Bonjour,

Merci pour votre commentaire. Dans l'émission, comme le temps est court, nous nous sommes focalisés sur les conseils que Mme Porret donne dans ses ateliers dès lors nous n'avons pas évoqué ces auteurs que vous mentionnez et dont elle parle sur son site. Votre message aura donc pu compléter son conseil !
Belle journée,
Sarah

Gipsy Heusler, Bonfol

02.06.2015 16:33

Bonjour,
J'ai écouté avec attention l'émission de ce matin. En ouvrant le site, il y a un lien avec "bien grandir". Je l'ai regardé et j'ai été surprise. En effet, dans l'émission de ce matin, je n'ai pas senti le lien avec les références qui sont sur le site de "bien grandir", entre autre : Faber et Mazlish et surtout Isabelle Filliozat (psychothérapeute) et la Dresse Catherine Gueguen (pédiatre) qui font toutes deux un travail remarquable en se basant sur les neurosciences. Toutes ces références figurent sur le site de "bien grandir", mais ce matin, je n'ai pas entendu de liens. Par exemple, la questions des limites est vue très différemment par tous ces auteurs de ce qui a été présenté dans votre émission. L'exemple simple et classique de l'enfant qui fait une crise dans le magasin est expliqué par Isabelle Filliozat et Dresse Catherine Gueguen comme étant une sursimulation du cerveau de l'enfant. Dans un supermarché, l'enfant est envahit d'odeurs, de bruits, de choses nouvelles à regarder. Son cerveau immature est sur-stimulé et ne parvient pas à tout gérer. Afin d'évacuer le stress, il s'accroche à des choses qu'il connaît pour focaliser son attention et décharger un trop plein de cortisol (hormone du stress) en faisant une crise. Pour le bonbon, la crise est plus forte si l'enfant est également stressé par le fait de ne pas avoir mangé. Vous-mêmes, n'êtes vous pas fatigué après avoir avoir fait des courses ou en circulant dans une grande ville. N'êtes vous pas attirer par une pâtisserie ou autre chose que vous n'aviez prévu d'acheter et qui vous fait envie dans le supermarché ? L'enfant n'a pas la capacité intellectuelle de se contenir de la même façon qu'un adulte. Les zone inhibitrices du cerveau ne sont pas encore bien connectées ! Les solutions proposées sont variées et doivent être adapté à chaque situation. Isabelle Filliozat propose, entre autre, de donner une mission à l'enfant (s'occuper de l'achat des carottes ou des yaourts), éviter d'emmener l'enfant au supermarché, l'emmener après la sieste et une collation pour éviter l'augmentation du stress, jouer à taper des pieds pour décharger le stress avant la crise. La Dresse Gueguen propose, quant à elle, d'acheter le bonbon à l'enfant. Si la crise survient, il s'agit d'apaiser l'enfant. J'ai entendu une éducatrice en santé sexuelle qui expliquait que de s'éloigner d'un ou deux rayons calmait l'enfant et s'il recommençait quand on se rapprochait il fallait repartir jusqu'à ce qu'il arrête. En fait, les mêmes auteurs expliquent qu'un enfant réagit comme un mammifère. Quand il se sent mal, il l'exprime si la figure d'attachement (en général la mère) est présente. Quand elle s'éloigne, un petit mammifère se tait afin de ne pas signaler à des prédateurs qu'il est en position délicate et vulnérable. Nos enfants semblent réagir de la même façon. Par exemple, quand ils tombent, ils attendent souvent, le regard et l'attention du parent pour pleurer. Cette réaction fait dire aux adultes que c'est de la comédie ! Enfin voilà quelques brefs commentaires qui me sont venus en écoutant votre émission.
Le fait d'avoir une attention à soi-même en tant qu'adulte ou éducateur est primordial, mais pour moi ce n'est pas suffisant. Il faut également avoir la compétence de se placer au niveau de l'enfant et c'est extrêmement difficile. Il faut beaucoup de force et de soutien pour être parents. Et comme le dit Isabelle Filliozat dans un de ces titres "il n'y a pas de parent parfait".
Je vous remercie d'avoir pris le temps de me lire. Au plaisir de vous écouter encore.
Gipsy Heusler