Fer chaud, glaive ou bûcher: les sentences aux 17e et 18e siècles

Les clés saisies sur les voleurs et Les clés saisies sur les voleurs et "certifiées fausses". Elles accompagnent les pièces de la procédure criminelle intentée contre les voleurs.

Histoire de se réveiller revient sur les crimes et sentences aux 17e et 18e siècles. Comment finissaient donc les criminels à cette époque ?

Si les sentences sont gratinées, on ne faisait tout de même pas n’importe quoi, comme nous l’explique Jérôme.

Sentence criminelle contre deux Francs-Comtois convaincus de vol aux Bois en 1760, prononcée par la Cour de justice du prince-évêque de Bâle

(…) ouï sur ce le procureur général dans ses conclusions, et vu l'ordonnance criminelle de l'Empereur Charles V, le Conseil les condamne en juste punition de leurs crimes à être appliqués pendant une demi-heure au carcan, ce fait, à être fouettés et fustigés chacun par 30 coups de verges des mains de l'exécuteur de la haute justice, flétris d'un fer ardent sur l'épaule dextre et bannis à perpétuité des terres de cette Principauté. (…) Son Altesse a, par grâce spéciale, en considération du long emprisonnement qu'ils ont essuyé et de l'intercession de leur parenté, relevé les condamnations à l'application au carcan, à la fustigation et flétrissure.

(Source: AAEB Cod. 205D p. 220-221, 3 nov. 1760)