Le français, amour-haine entre le Jura et Berne

Le « Journal du Jura, canton de Berne / Leberbergisches Wochenblatt » devait  faire connaître les lois et les articles officiels du Gouvernement. Paru de 1817 à 1832, il était bilingue. Le « Journal du Jura, canton de Berne / Leberbergisches Wochenblatt » devait faire connaître les lois et les articles officiels du Gouvernement. Paru de 1817 à 1832, il était bilingue.

Pour l'avant-dernier volet d’Histoire de se réveiller spécial 24 novembre, on s’intéresse au rôle de la langue française dans les relations entre Berne et le Jura (bernois) au fil du temps.

On commence notre rétrospective fin 1815, après le Congrès de Vienne. Berne reçoit alors de nouveaux territoires francophones, qui viennent de l’Ancien Evêché de Bâle. Le récit de Nicolas Barras, adjoint à l’archiviste cantonale bernois.

On fait un saut en avant pour arriver aux débuts de la démocratie dans le canton de Berne, après la révolution libérale de 1831. Et qui dit démocratie, dit créer une constitution: c’est là qu’apparaissent les premiers problèmes avec la langue française.

La Berne cantonale commence à se laisser aller en ce qui concerne le français à partir des années 1850. Elle envoie beaucoup de textes dans le Jura bernois uniquement en allemand. Et puis la langue française devient un sujet très sensible autour de la Première guerre mondiale.

On en arrive à 1947, le début de la Question jurassienne, l’affaire Moeckli. Une affaire que Nicolas Barras ne considère pas comme linguistique.

Malgré cette modification de la Constitution en 1950, la Question jurassienne se développe avec le combat du Rassemblement jurassien pour créer un canton du Jura. Et la question du français devint très sensible.

Conclusion : le français aura eu une place plus ou moins importante selon les époques. Il reste maintenant à définir la place qu’il aura à l’avenir dans le Jura bernois actuel. Début de réponse le 24 novembre…


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