Après la résiliation de la précédente convention, une passe d’armes qui a fait du bruit suivie de nouvelles négociations, les SR Delémont et Neuchâtel Xamax ont signé fin mars, selon plusieurs sources concordantes, une nouvelle convention pour l’organisation du football élite dans le Jura. Pour l’heure, le club delémontain ne confirme pas officiellement ce dénouement. Contacté par notre rédaction, le président de Xamax Jean-François Collet, s’est quant à lui refusé à tout commentaire.
Cette entente porte sur deux ans et confie, comme sous l’ancien régime, la gestion des équipes FE 12-13-14 ans ainsi que des M15 aux SRD. Selon une source proche du dossier, si la nouvelle convention « ressemble passablement à la précédente », le club jurassien a obtenu davantage de compensation que par le passé. « Neuchâtel Xamax accordera une participation financière supérieure et assurera un meilleur accompagnement avec des formateurs qui se déplaceront davantage aux Prés-Roses à Delémont », explique cette source. Ce partenariat abandonne désormais l’appellation « BEJUNE » puisque, depuis deux ans maintenant, il n’existe plus de convention tripartite entre les trois régions, mais deux conventions distinctes entre Xamax et Bienne d’une part, puis Xamax et Delémont d’autre part.
Signée dans l’urgence
Avant cette issue, la partie jurassienne avait dénoncé le précédent accord et entendait se rapprocher du FC Bâle, projet que l’ASF n’a pas soutenu. Puis, les nouvelles négociations entre les deux clubs, pour lesquelles les SRD ont été appuyés par un conseil juridique spécialisé dans le sport, ont été déclenchées à la suite d’une décision de l’Association suisse de football (ASF) d’accorder la pleine gestion et organisation du football élite dans le Jura au seul club neuchâtelois. Selon nos informations, trois variantes ont essentiellement été discutées : une première très favorable au club neuchâtelois sous l’appellation « Xamax Jura » et des jeunes Jurassiens qui auraient évolué avec des maillots « rouge et noir », une contre-proposition jurassienne très favorable aux SRD, et une troisième mouture tournée vers un consensus qui a été la voie choisie avec une signature in extremis au 31 mars, date butoir imposée par le calendrier de l’ASF. Cette signature maintient donc à court terme le football élite dans le Jura. Au cœur de la crise, l’Office jurassien des sports avait demandé à être reçu par l’ASF. L’État n’a finalement pas été reçu, les instances privilégiant un dialogue entre les parties concernées. /jpi











