La cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, est rentrée au Venezuela dimanche, après un exil de près d'un an, renforçant la pression sur le pouvoir intérimaire pour organiser des élections.
Mme Machado a salué ses partisans venus l'acclamer à Guacara (nord), ont constaté des journalistes de l'AFP. Après un périple de plusieurs centaines de kilomètres, elle a ensuite rallié la capitale Caracas en soirée. "Le Venezuela est en train de donner une leçon au monde entier", a-t-elle lancé.
Son retour apparaît comme un défi pour la présidente par intérim Delcy Rodríguez, qui mène avec une partie de l'opposition des négociations soutenues par Washington sur une transition démocratique, dont Maria Corina Machado a été exclue.
Cette dernière prône notamment l'économie de marché. Mme Rodriguez, qui gouverne sous la forte pression de Washington, a assuré que des élections seraient organisées, sans toutefois préciser de date. "Nous voulons des élections, plus de dialogue, des élections tout de suite", a scandé la foule au passage de Mme Machado.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré ne pas être au courant de son retour. "Je ne sais rien à ce sujet, mais je pense que c'est une femme très agréable. Elle m'a donné son prix Nobel, alors comment pourrais-je dire autre chose? Et j'espère qu'elle est en sécurité", a-t-il déclaré aux journalistes.
Ce retour est le "résultat direct" du processus de "réconciliation" sous l'égide de Washington, a estimé pour sa part le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.
De nombreux dirigeants du parti de l'opposante, Vente Venezuela, sont récemment revenus d'exil, où ils étaient partis après la vague de répression post-électorale, qui a fait 28 morts et plus de 2400 arrestations, dont des dizaines de collaborateurs de Mme Machado.
/ATS








