Arc de triomphe de Trump: arguments tournés en dérision par la juge

Une juge fédérale américaine a tourné en dérision vendredi les arguments de sécurité nationale ...
Arc de triomphe de Trump: arguments tournés en dérision par la juge

L'arc de triomphe de 76 mètres, dont une maquette a été présentée en juillet, doit être érigé près du cimetière militaire d'Arlington.

Photo: KEYSTONE/AP/JULIA DEMAREE NIKHINSON Photo: KEYSTONE/AP/JULIA DEMAREE NIKHINSON

Une juge fédérale américaine a tourné en dérision vendredi les arguments de sécurité nationale invoqués par l'administration du président américain Donald Trump pour justifier le lancement imminent du chantier d'un monumental arc de triomphe à Washington.

Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump multiplie les projets de construction ou de rénovation pour laisser son empreinte à Washington, assurant vouloir ainsi rendre sa splendeur à la capitale fédérale, négligée selon lui par ses prédécesseurs.

Nombre de ces projets font l'objet d'âpres contestations en justice, et plusieurs d'entre eux ont été longuement évoqués devant la juge Tanya Chutkan à l'audience vendredi concernant cette arche monumentale de plus de 76 mètres.

L'action contre la construction de cet édifice près du cimetière militaire d'Arlington à l'autre bout du pont qui mène au Lincoln Memorial, un des bâtiments emblématiques de la capitale américaine, a été engagée par des vétérans de la guerre du Vietnam, dont deux ont témoigné à l'audience.

"Projet prioritaire"

"L'arc coupera la vue entre le cimetière d'Arlington et le Lincoln Memorial", a souligné une avocate de la partie civile, demandant à la juge d'ordonner la suspension du projet dont la construction pourrait débuter dès le 5 novembre.

Le représentant du gouvernement, Robert Stander, a qualifié ce chantier de "projet prioritaire" pour le gouvernement américain. La juge l'a questionné sans ménagement sur les justifications de "sécurité nationale" invoquées à la dernière minute par le gouvernement.

Robert Stander a reconnu ne pas avoir d'autre information que celles contenues dans les documents versés au dossier mercredi en vue de cette audience.

Les ministres de la défense et de la sécurité intérieure, Pete Hegseth et Markwayne Mullin, y affirment que le monument servira aussi de base de drones et de position pour les tireurs d'élite afin de renforcer la protection de la capitale.

"L'invocation de la sécurité nationale n'aura pas d'effet magique dans ce dossier", a prévenu la juge, promettant de rendre sa décision aussi tôt que possible.

Les débats ont aussi porté sur un autre projet ordonné par Donald Trump: la rénovation d'un golf de Washington, où une juge a suspendu tout nouveau déboisement, après l'abattage de centaines d'arbres le 10 octobre quasiment sans préavis.

Lors d'une audience vendredi, cette juge a lancé des investigations pour déterminer si des représentants du gouvernement avaient délibérément menti au tribunal dans cette affaire.

/ATS


 

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