L’État va contrôler la légalité des restrictions d’accès à la piscine de Porrentruy

Le délégué aux affaires communales a été saisi du dossier, un rapport devrait être remis au ...
L’État va contrôler la légalité des restrictions d’accès à la piscine de Porrentruy

Le délégué aux affaires communales a été saisi du dossier, un rapport devrait être remis au Gouvernement jurassien ces prochains jours

La piscine de Porrentruy n'est plus accessible pour les personnes ne résidant pas en Suisse depuis le jeudi 30 juillet. (Photo : archives). La piscine de Porrentruy n'est plus accessible pour les personnes ne résidant pas en Suisse depuis le jeudi 30 juillet. (Photo : archives).

Le Gouvernement jurassien s’est saisi de l’épineux dossier des restrictions d’accès à la piscine de Porrentruy imposées depuis une semaine par la commune. Le délégué aux affaires communales a en effet été saisi du dossier afin de contrôler la légalité de cette mesure qui interdit l’entrée aux personnes ne résidant pas en Suisse. « La seule question sur laquelle l’Etat peut être amené à se prononcer, c’est l’aspect légal. Mais nous respectons l’autonomie communale », confie le président du Gouvernement jurassien, Martial Courtet, contacté par RFJ. Un rapport précis devrait être remis à l’exécutif ces prochains jours. Diligenter une telle étude tend à montrer qu’il subsiste un doute quant à la légalité de la mesure aux yeux de l’Etat. « Oui, il y a un doute », reconnaît le ministre de la formation, de la culture et des sports.

Le maire de Porrentruy, Gabriel Voirol, était l’invité du journal de 18h pour commenter ces restrictions

« Il faudra trouver d'autres solutions après la crise sanitaire »

« Je préfère me faire taper sur les doigts que devoir appeler une famille pour annoncer une mauvaise nouvelle parce qu'aucune décision n'a été prise », a réagit le maire de Porrentruy, Gabriel Voirol, en références aux incivilités qui ont en partie conduit à l'adoption de cette mesure. Un conseiller communal de Cornol, Fabrice Berret, reproche d'ailleurs aux autorités bruntrutaines de se cacher derrière la contexte sanitaire pour justifier une mesure discriminatoire. « Soit on a des problèmes de covid et on prend des mesures adéquats pour limiter le nombre d'entrée, soit on a des problèmes d'incivilités et on prend des mesures policières », réagit l'élu ajoulot. « La décision est en lien avec la crise du coronavirus donc on va la maintenir durant cette période, répond Gabriel Voirol. Mais c'est vrai qu'après la crise sanitaire, il faudra trouver d'autres solutions pour lutter contre les incivilités », a reconnu l'élu PLR.

Fabrice Berret : « Un décalage entre les mesures et les raisons invoquées »

Renforcer le dispositif de sécurité ne suffit pas

Renforcer le dispositif policier, en plus d'être couteux, ne suffit pas selon lui à stopper des bandes de jeunes réfractaires parfois proches d'en découdre. « Ceux qui assurent la sécurité au bord des bassins se font remettre en place, non pas par un individu, mais par des bandes ! Donc ça devient extrêmement compliqué. Le commissaire a été sur place avec son équipe. Ils ont eu des frayeurs parce qu'ils ont eu l'impression que ça allait éclater », justifie encore Gabriel Voirol qui précise que la piscine a compté jusqu'à quatre agents de sécurité en plus des forces de police. /jpi

Gabriel Voirol : « Le commissaire et les policiers ont eu des frayeurs  »


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