Les soins au nouveau-né, à la maman et tout le reste

A l’occasion de la journée internationale des sages-femmes, ce mardi 5 mai, les professionnelles ...
Les soins au nouveau-né, à la maman et tout le reste

A l’occasion de la journée internationale des sages-femmes, ce mardi 5 mai, les professionnelles indépendantes jurassiennes de la section Neuchâtel-Jura mettent en avant une problématique qui prend de plus en plus d’ampleur : la charge administrative.

La charge administrative des sages-femmes augmente. (Photo d'illustration.) La charge administrative des sages-femmes augmente. (Photo d'illustration.)

Les sages-femmes ont aussi droit à leur journée internationale. Elle se déroule le mardi 5 mai. Les sages-femmes indépendantes du Jura de la Fédération suisse tiennent à alerter le public sur la charge administrative qui pèse sur ces professionnelles de la santé. Les sages-femmes indépendantes sont remboursées pour une consultation de 50 minutes auprès des nouveau-nés et des mamans, ainsi que pour les trajets. Mais le temps passé à compléter le dossier de la patiente et du bébé, les téléphones pour mettre en place, au besoin, un réseau afin d’aider ces familles, les contacts informels des mamans par message, ou encore le transfert du dossier à un autre professionnel, toutes ces démarches ne sont pas rétribuées dans le Jura.

Martine Roy, sage-femme indépendante et membre de la section, explique que dans d’autres cantons « les sages-femmes ont des indemnités par rapport au travail qui est fait en dehors des consultations ». Elle prend comme exemple le cas de mamans qui contactent la sage-femme pour avoir son avis sur la nécessité de se rendre aux urgences pédiatriques. La réponse peut ainsi éviter une consultation non essentielle.


Une charge administrative de plus en plus lourde

Les sages-femmes de la section Neuchâtel-Jura constatent que de plus en plus de familles ont besoin d’un accompagnement spécifique. La sage-femme peut alors être amenée à prendre contact avec un psychiatre, avec le service de périnatalité de l’Hôpital du Jura, ou encore avec les puéricultrices. Un simple téléphone ou un rapport détaillé de la situation peut alors être nécessaire. Mais ces démarches sont réalisées lors du temps libre : « du temps qu’on prend en dehors de la consultation, sur notre temps personnel, qui peut nous prendre une matinée ou une soirée ».

Martine Roy : « Ça peut prendre beaucoup de temps sur notre temps libre. »

/ncp


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus