La lutte contre le moustique tigre se poursuit

Le retour de la belle saison marque la reprise des mesures contre le moustique tigre. La lutte ...
La lutte contre le moustique tigre se poursuit

Le retour de la belle saison marque la reprise des mesures contre le moustique tigre. La lutte, qui vise à freiner sa progression et réduire les risques sanitaires, repose sur la surveillance, la suppression des eaux stagnantes et la participation des autorités comme des particuliers.

Le moustique tigre n’a pas encore été détecté dans le canton du Jura, mais sa présence dans les régions voisines rend son arrivée probable. (Photo : R. Eritja). Le moustique tigre n’a pas encore été détecté dans le canton du Jura, mais sa présence dans les régions voisines rend son arrivée probable. (Photo : R. Eritja).

La lutte contre le moustique tigre se poursuit avec le retour de la belle saison, période propice à sa prolifération. Le moustique tigre n’a pas encore été détecté dans le canton du Jura, mais sa présence dans les régions voisines rend son arrivée probable. Il est déjà bien implanté dans plusieurs cantons suisses (Genève, Valais, Vaud et Bâle-Ville) ainsi que dans les zones frontalières françaises (Doubs, Territoire de Belfort et Alsace).

Dans ce contexte, le Service de la santé publique (SSA) et l’Office de l’environnement (ENV) assurent la surveillance du territoire à l’aide de pièges de détection.

Cet insecte peut représenter un risque sanitaire en tant que vecteur potentiel de maladies telles que la dengue, le chikungunya ou le zika. La transmission n’est possible que par l’intermédiaire d’un moustique. Des épidémies locales ne sont pas exclues si les populations de l’insecte venaient à s’établir. Par ailleurs, même sans transmission de virus, le moustique tigre pique de jour, de manière très agressive et répétée, ce qui en fait une nuisance majeure là où il est installé.


Les privés contribuent à protéger leurs espaces

La population joue donc un rôle central dans cette prévention, en supprimant les petites accumulations d’eau (coupelles de plantes, vieux pneus, récipients abandonnés, arrosoirs, trous dans les murs, etc. ) autour des habitations et en signalant les cas suspects. Quelques centimètres d’eau stagnante pendant quelques jours peuvent suffire pour que le moustique tigre produise une nouvelle génération. Le flyer du Réseau Suisse Moustiques contribue à sensibiliser et à fournir des conseils pratiques pour limiter sa prolifération. Il est également important de photographier et de signaler rapidement tout moustique actif observé en journée sur la plateforme nationale dédiée.


Retour de voyage

Le moustique tigre est présent dans de nombreux pays, il y existe le risque de contracter une maladie transmissible par ce vecteur. Sur place ou au retour, il est important de consulter un médecin en cas de symptômes tels que fièvre, douleurs articulaires ou musculaires, éruptions cutanées ou maux de tête, en mentionnant systématiquement le pays visité. /comm-aca


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