Fécondation in vitro: référendum annoncé

En dépit du oui assez net qui s'est dégagé en faveur de l'article constitutionnel sur le diagnostic ...
Fécondation in vitro: référendum annoncé

Fécondation in vitro: référendum annoncé

Photo: Keystone

En dépit du oui assez net qui s'est dégagé en faveur de l'article constitutionnel sur le diagnostic préimplantatoire (DPI), le Parti évangélique suisse (PEV) va lancer le référendum contre la loi. Il met à exécution la menace brandie tout au long de la campagne.

'Dans la loi, le Parlement est allé trop loin', a indiqué dimanche à l'ats la conseillère nationale Marianne Streiff, présidente du PEV. La Suisse deviendrait ainsi plus libérale que certains pays qui n'autorisent le DPI qu'aux couples atteints de maladies graves.

Beaucoup qui ont voté oui aujourd'hui glisseront un non sur la loi, prédit-elle. L'article constitutionnel seul apparaît encore inoffensif, c'est pourquoi beaucoup l'ont accepté dimanche.

Egalement déçue du résultat, l'organisation de défense des handicapés AGILE.CH a d'ores et déjà annoncé qu'elle soutiendra le référendum annoncé par le Parti évangélique.

La Conférence des évêques suisses (CES) regrette elle aussi l'acceptation du diagnostic préimplantatoire. Cette méthode ouvre la voie à une régression pour ce qui est de la protection intégrale de l’être humain depuis sa conception jusqu'à la mort, écrivent dimanche les évêques.

Pascal Broulis content

Le rejet par le souverain de l'initiative pour l'impôt fédéral sur les successions fait un heureux dans le canton de Vaud. Son ministre des finances Pascal Broulis (PLR) se dit 'content' du résultat. Vaud aurait perdu 100 millions de francs de recettes fiscales si l'initiative avait passé la rampe.

'Si le 'oui' avait gagné, nous aurions dû compenser les pertes d'une manière ou d'une autre. Donc soit en fermant un hôpital, en diminuant des prestations, ou en augmentant les autres impôts', a imagé le grand argentier dimanche auprès de l'ats.

Si l'initiative sur les successions a échoué, c'est notamment à cause de la supériorité financière des opposants estime la conseillère nationale Jacqueline Badran (PS/ZH). 'Que peut-on faire contre une campagne à 10 millions de francs?', s'interroge-t-elle.

Pas possible donc selon elle de communiquer que seul 1% de la population aurait été touché. 'Les petits propriétaires millionnaires ont été très insécurisés'.

Bourses d'études: l'UNES pas découragée

Malgré le non à l'initiative sur les bourses d'études, l'Union des étudiants de Suisse, l'UNES, ne se décourage pas. Pour l'organisation faîtière, avoir mis l'objet à l'agenda est déjà une victoire.

Le besoin de réforme du système des bourses d'études est 'largement partagé', explique à l'ats Maxime Mellina, membre du comité exécutif de l'UNES. Même si l'objet a été rejeté, mener campagne a permis d'attirer l'attention sur une méthode inégalitaire qui doit être résolue, précise-t-il.

Pour l'organisation faîtière, il s'agit maintenant de continuer son travail de sensibilisation, afin qu'à terme le concordat visant une harmonisation et basé sur des standards minimaux soit accepté par tous les cantons.

Le président de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP), Christoph Eymann, se félicite pour sa part du rejet de l'initiative sur les bourses d'études par le peuple. Un 'oui' aurait eu, selon lui, de gros effets secondaires sur les hautes écoles. Les dépenses supplémentaires qui auraient dû être faites pour les bourses auraient impliqué des coupes dans les budgets des cantons alloués à la formation, selon lui.

Néanmoins, l'harmonisation des contributions à la formation sera poursuivie, indique le président. Déjà 80% de la population suisse vit dans un canton, qui a adhéré au concordat sur les bourses. Pour le libéral, membre du gouvernement bâlois, il n'y a pas de risque que des cantons laissent tomber ce concordat, maintenant que l'initiative n'est plus sur la table.

/ATS


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