L'espérance de vie des hommes augmente plus rapidement en Suisse

Les femmes vivent aujourd'hui en moyenne quatre ans de plus que les hommes en Suisse, mais ...
L'espérance de vie des hommes augmente plus rapidement en Suisse

L'espérance de vie des hommes augmente plus rapidement en Suisse

Photo: Keystone

Les femmes vivent aujourd'hui en moyenne quatre ans de plus que les hommes en Suisse, mais ces derniers continuent de les rattraper. Dix ans après les dernières estimations, l'espérance de vie en Suisse compte toujours parmi les plus élevées au monde.

L'écart entre l'espérance de vie des femmes et celle des hommes a de nouveau diminué entre les périodes d'analyse 1998/2003 et 2008/2013, constate l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans un rapport publié vendredi. En passant de 77,2 à 80,1 ans, l'espérance de vie à la naissance des hommes a augmenté de 2,9 ans, alors que celle des femmes n'a progressé que de 1,7 an, en passant de 82,8 à 84,5 ans.

L'écart entre les sexes s'est ainsi réduit de 5,6 à 4,4 ans, une diminution comparable à celle observée lors de la décennie précédente, entre les périodes 1988/1993 et 1998/2003. Selon l'OFS, on notait jusqu'alors régulièrement une augmentation de l'écart entre les espérances de vie des femmes et des hommes.

Le net accroissement de l'espérance de vie des hommes s'explique par plusieurs facteurs, souligne l'office. Il correspond à une baisse marquée de la mortalité des hommes âgés, accompagnée d'une diminution plus modeste mais régulière aux autres âges.

Recul des cas mortels

Dans le détail, les trois quarts de la hausse de l'espérance de vie des hommes sont dus à la baisse de la mortalité par trois causes de décès, à savoir 40% par les maladies cardiovasculaires, 20% par les cancers et 15% par les morts violentes. Du côté des femmes, ils sont dus à la baisse de la mortalité par deux causes de décès, soit les maladies cardiovasculaires (60%) et les cancers (15%).

Quant à l'espérance de vie à 65 ans, elle est passée au cours de ces dix dernières années chez les hommes de 17,1 ans à 18,9 ans, alors qu'elle est passée de 20,9 ans à 22,0 ans chez les femmes.

Jusque vers 1930, moins de 10% du progrès de l'espérance de vie à la naissance était dû à la baisse de la mortalité des personnes de 65 ans ou plus. Entre 2000 et 2010, cette contribution est de 53% chez les hommes et de 62% chez les femmes, note l'OFS. Pour celles-ci, on observe même que plus du tiers de la hausse de l'espérance de vie est due à la baisse des décès pour les dames âgées de 80 ans ou plus.

Au sommet du tableau

Les Suisses ont par ailleurs toujours des espérances de vie parmi les plus élevées au monde. Les hommes n'étaient précédés en 2010 que par les Islandais (80,2 ans). Malgré le ralentissement constaté pour les femmes en Suisse, ces dernières possédaient aussi, avec les Japonaises (86,3 ans), les Espagnoles (85,0 ans), les Singapouriennes (84,7 ans) et les Françaises (84,6 ans), l'un des meilleurs scores au monde.

La mortalité des personnes mariées reste nettement plus faible que celle des personnes d'un autre état civil, constate encore l'OFS. Si les quotients de mortalité se stabilisaient aux valeurs observées entre 2008 et 2013, 92% des hommes mariés âgés de 30 ans atteindraient leur 65e anniversaire contre seulement 85% des divorcés, 82% des célibataires et 79% des veufs du même âge.

Pour les femmes, ces proportions seraient de 95% pour celles qui sont mariées et de 90% à 92% pour les autres états civils. De même, à 65 ans, l'espérance de vie d'un homme marié est de 19,8 ans, soit quatre ans plus longue que pour un célibataire. En se situant à 23,6 ans, l'espérance de vie d'une femme mariée de 65 ans est aussi plus élevée que celle d'une femme célibataire, qui est de 20,7 ans.

Calculs sur six ans

Depuis la fin du XIXe siècle, l'OFS établit des tables de mortalité de la population résidante en Suisse pour des périodes de plusieurs années. Ces tables sont construites pour chaque sexe selon l'état civil et d'après les principales causes de décès. Les observations s'étendant sur six années permettent, selon l'office, d'obtenir des valeurs fiables pour étudier dans le détail la mortalité en Suisse.

/ATS
 

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