Le fatalisme de l'islam rend le musulman passif, selon Beat Feurer

Le directeur des affaires sociales et de la sécurité de la ville de Bienne Beat Feurer s’est ...
Le fatalisme de l'islam rend le musulman passif, selon Beat Feurer

Le fatalisme de l'islam rend le musulman passif, selon Beat Feurer

Photo: KEYSTONE/ENNIO LEANZA

Le directeur des affaires sociales et de la sécurité de la ville de Bienne Beat Feurer s’est lancé samedi dans une analyse de l’islam devant les délégués de l'UDC. Il s’agit d’une 'religion profondément fataliste', c’est 'Allah qui fixe la destinée de tout un chacun'.

En conséquence, les musulmans 'n’apprennent pas à se demander ce qu’ils peuvent faire pour améliorer leur vie, pour perfectionner leurs connaissances linguistiques ou pour offrir de meilleures conditions de vie à eux-mêmes et leurs familles', a affirmé cet expert fiscal de profession.

En rapport avec l’aide sociale, le membre de l'exécutif biennois constate : 'Il est difficile d’inciter des êtres humains aux convictions fatalistes de prendre en main leur vie, d’agir de manière proactive'. Il préconise donc de faire de l’aide sociale un système de sanctions et de récompenses strict.

La notion de fatalisme vient du christianisme

Interrogé par l'ats sur cette vision de l’islam, l’islamologue Reinhard Schulze, professeur à l’Université de Berne, explique que l’islam n’est pas plus marqué par le fatalisme que le christianisme. Ironiquement d’ailleurs, l’argument du fatalisme est apparu au 17e siècle, utilisé par les chrétiens conservateurs pour attaquer la pensée des théologiens et philosophes modernes comme Calvin ou Hobbes.

Le fatalisme a été débattu principalement au niveau des intellectuels musulmans. Au niveau de la vie concrète des individus, cela n'a pas joué de rôle déterminant, tout comme chez les chrétiens, explique le directeur de l'Institut des sciences de l'islam et de nouvelle philologie orientale.

/ATS
 

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