Le Conseil national débat des tests prénataux

Les futurs parents ne devraient pas avoir le droit de connaître le sexe de leur enfant avant ...
Le Conseil national débat des tests prénataux

Le Conseil national débat des tests prénataux

Photo: KEYSTONE/AP/Thomas Kienzle

Les futurs parents ne devraient pas avoir le droit de connaître le sexe de leur enfant avant les douze premières semaines de grossesse. Le Conseil national entame lundi la session de printemps par un débat sur les tests génétiques.

Le décryptage du patrimoine génétique a permis d'accomplir des progrès considérables. Pour éviter les abus dans ce domaine et garantir la protection de la personnalité, le Conseil fédéral a révisé la loi sur les analyses génétiques humaines.

Le projet oblige les futurs parents à patienter douze semaines avant de savoir s'ils attendent une fille ou un garçon, notamment pour éviter tout avortement dû au sexe. Pas question non plus de mener des tests prénataux en dehors du domaine médical ou en ligne. Les analyses devraient se limiter à l'identification de caractéristiques pouvant nuire à la santé de l'enfant à naître.

La mise en évidence d'une incompatibilité entre le groupe sanguin de la mère et celui de l'embryon ainsi que des caractéristiques tissulaires de ce dernier sera en revanche explicitement autorisée. La loi concernera aussi les analyses effectuées en dehors du domaine médical et celles concernant des caractéristiques non héréditaires.

Les parlementaires jugent nécessaires de réglementer les tests. Mais la gauche, parfois soutenue par des démocrates-chrétiens, souhaite serrer la vis sur certains points comme l'information de la personne concernée, la forme de son consentement, l'utilisation des données dans les rapports d'assurance ou la publicité pour les analyses génétiques.

/ATS
 

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